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dimanche 19 mai 2019

Organe de l'intelligence collective


  • Prendre conscience des différences de points de vu. ( média )
  • Modéliser des synthèses des différences de points de vu. ( Science / Philo ) 
    • -> Déterminer les acteurs, mécanismes, levier d’action, valeurs à prendre en compte.
  • Identifier les désirables, souhaitables ( introspection )
  • Déterminer les désirables / souhaitables commun. ( Regroupement )
  • À partir des modèles déterminer les faisabilités et coûts des souhaitables. ( Technique / économique )
  • Peupler les souhaitables commun. ( Choix humain, Engagement en valeur )
    • Répartition des souhaitables : échelles, territoires, catégories d’acteurs ( Statistiques ? Engagement ? Évaluation ? )
    • Donner une image d’elle même de la population.
  • Négocier des compromis expérimentable.  ( Négociation, Engagement militant )
    • Construire les rapports de forces
    • Déterminer les échelles-lieu-catégorie de mise en expérimentation.
    • Répartir les moyens sur chaque expérimentation.
  • Expérimenter ( Œuvrer, Analyser )

Puis recommencer le cycle.
Bien que tout puisse se faire en parallèle.

Commentaires

Il n’y a jamais de mise en application globale, que des expérimentations.
Si globalisation il doit se faire, elle se fera d’elle même si tout le monde est d’accord, suites aux évolutions et aux expérimentations effectuées.
Ce qui est une bonne définition d’un fonctionnement démocratique.



mardi 26 mars 2019

Anthropologie politique, bilan

Ce que les cours m’apprennent.


La valeur travail

La valeur travail est centrale sur l’application, qui vise précisément à changer la relation que nous avons avec le travail.

Le travail n’est pas « l’emploi », et ne sera pas considéré comme pouvant être séparé de ce qui lui donne sens. Il ne sera donc pas conçu comme une activité caractérisée par une rémunération, échangée contre la production d’un bien ou d’un service, vendu directement ou indirectement sur un marché.

Dans l’application, le travail ne sera pas caractérisé par la vente, ni par la rémunération.
Mais par l’implication dans un collectif, permettant de produire un commun.

Pour lutter contre la perte de sens, il semble nécessaire de lutter contre la virtualisation du travail, même si elle est tentante à l’ère informatique.

L’intégration de l’environnement dans le rapport au travail est essentielle.
Il s’agit de rompre avec la logique déconnectante « d’abord ne pas nuire », et favoriser une approche « d’abord faisons alliance », plus impliquante individuellement et collectivement.

Il s’agira également de favoriser l’inscription de ce travail dans le monde réel, donc de son impact sur un territoire réel, au sein d’une communauté de gens qui se rencontrent réellement.
Même dans le cas de services, redonner une matérialité perceptible par les sens au lieu et aux gens redonnera une matérialité au travail, donc plus de sens.

Afin de construire une culture, et un rapport conscient au monde (réel) et à la relation harmonieuse que le groupe a avec le monde, l’application veillera à faciliter l’élaboration collective d’une ritualisation scénarisée de rencontre évènementielles.
Afin de produire : 
  • Un monde commun ( territorialisé )
  • Un groupe relativement harmonieux
  • Un soin de l’environnement (et non pas seulement une non-destruction)


Les médias

Les médias ne font plus médiation entre les altérités mais les collent. Ils font tampon ou tamponnent les gens.

Afin de re-créer de l’altérité :
  • Mettre en place une « personnalisation collective » de l’application, afin de refaire société.
    En particulier sur la hiérarchisation de l’information.
  • Re-focaliser l’attention sur la matérialité :
    La distance, le territoire, les ressources dans l’information. Réduire l’ubiquité.
  • Replacer les médias comme médiateurs, facilitant l’échange d’information entre deux mondes.
    • Permettre la rencontre (et pas seulement la découverte)
  • Passer de l’expression & communion à la communication :
    • Par un échange : information <-> information reformulée.
    • Entretenir distance et tenue des récepteurs : fierté, éthique, esprit critique.
      Favoriser l’intelligence et le sentiment (construit), et non la pulsion et l’émotion
    • Re-créer un espace entre les gens pour passer de l’entre-sois à l’entre-sujet. 
  • Permettre l’auto-limitation de l’émission et de la réception.
    • Faciliter la déconnection.
    • Rétablir et faciliter la mise en place de temporalités : média - non média.
  • Valoriser le partage de ce qu’on ne sait pas, des doutes et de l’intérêt. Plutôt que de ce que l’on sait.
  • Valoriser le tâtonnement, le partage des pistes et du chemin, transmission du savoir faire.
  • Veiller à réduire la dépendance au système technique.


Les villes

Je peux m’inspirer des notions abordée sur les villes pour penser une organisation communale.
( qui semble un élément naturel d’organisation sociale)

Importance du triptyque : assemblée, enceinte, marché.
-> implique l’existence d’une administration, d’une police (science de la ville), d’un impôt…

La monopolisation actuelle par le marché de l’activité civile provoque :
  • Trop d’importance donné au réseau :
    Le lien d’échanges entre les nœuds efface les nœuds, qui deviennent des points mathématiques inexistants.
  • L’accélération du rythme, et l’objectivisation de l’autre.
  • La normalisation excessive par création de norme et leu maintien à travers les opérations de police.

Le renforcement de « l’assemblée » devrait permettre :
  • Le ralentissement du rythme, et la subjectivation de l’autre.
  • Le replacement de la technique dans le champs de l’exécution, et non de la décision.
  • La diversification interne, et restriction de la normalisation aux échanges avec les autres communes.

Le renforcement de l’enceinte devrait permettre :
  • L’amélioration du rapport au réel.
  • La re-localisation subjective ou objective. (des sujets et objets) notamment sur un territoire.
  • La protection vis à vis de l’extérieur, et de ses tentatives de contrôle.



La Morale

La morale est un des principes essentiel de l’action sociale et individuelle, l’intégrer un outil à vocation sociale me semble indispensable.
« La morale est ce qui inspire l’action sociale, mais est aussi issue de l’action sociale. »

La morale se détermine non seulement par la conscience, mais aussi par les actions ou réactions sociales des individus qui composent le groupe.

Il peut s’agir d’un pré-existant, d’une construction normative inscrite en système moral, ou de textes & révélations divine.
  • Le besoin de son énonciation implique la production d’énoncé les moins contestables possible.
  • Son observation peut s’effectuer par un recueil des contenus exprimant la morale en cours dans un lieu. En particulier en la choquant, et lorsqu’une population s’enflamme.

Le point essentiel de la délimitation à venir de la morale va avoir à faire avec l’illimitation de la volonté imprégnant le monde actuel.

Orientation

Critique
  • L’illimitation de la volonté débride notre tendance à détruire le monde physique et commun.
  • « L’amour propre nous poussant à dépasser nos limites, à s’émanciper de tout ce qui est naturel, a conduit à la destruction du monde commun. »

Conseil - Repousser les approches :
  • Utilitaristes, et conséquencialistes, ignorant la limitation de l’action (individuelle et collective)
  • Ordo-libérale ou taylorienne, construisant un management de la planète, et cédant à une pulsion de contrôle et de prise en charge totale et absolue.


Le monde commun

L’application que je cherche à développer vise :
  • Sur le plan individuel à reconstituer ses rapports à une œuvre collective, par le travail, l’œuvre et l’action.
  • Sur le plan global à construire un système d’œuvres et d’actions collectives en interactions, afin de (re-)constituer un monde commun.

  • Le travail, intrinsèquement destructeur, correspond à la transformation de la nature (considérée comme ressource), pour satisfaire à sa vie à travers sa consommation, dans un perpétuel recommencement.
  • L’œuvre correspond à l’édification d’un monde durable, fondant dans la matérialité et à un territoire le sentiment d’appartenance humaine à ce monde, reliant à travers l’usage et dans le temps, les ancêtres, les contemporains et les générations futures.
  • L’action (dont la parole) est ce qui distingue l’être humain, source la pluralité humaine, en manifestant par l’interprétation personnelle son rapport au monde, et en contribuant par son partage avec les autres à la construction du monde commun.

Une attention particulière sera portée aux limites de la matérialité (distance, matière, énergie) et du territoire.
Ces limites seront considérés et respectés comme sources fécondes de la pluralité humaine, elle-même sacrée.
Afin de ramener à l’humilité les illusions d’illimitation de la volonté, de faire céder le déni de réalité, et lutter contre les pulsions de contrôle total, en particulier dans les domaines :
  • Politique (militaire, diplomatique, étatique…)
  • Économique
  • Scientifique, technique et industriel.


Niveau de biens et maux commun :
  1. L’existant permettant de vivre et mourrir (air, eau, espace, temps, vie, beauté…)
    Correspond à une nature et à la condition humaine
  2. La culture, le symbolique. Immatérielle. Que nous partageons avec un groupe humain.
    Correspond à notre condition culturelle et sociale.
  3. Communauté politique et environnement délimité sur un territoire.
  4. Les biens et maux, productifs et destructifs, partagée par un groupe humain limité.
  5. Les bien et maux non productif et destructifs, partagés par un groupe humain limités.



La vérité

La politique n'est pas la question du vrai, mais celle du souhaitable.
Si tout le monde n’est pas qualifié pour dire le vrai, tout le monde est apte à déterminer le souhaitable.

La vérité - dire des faits, et produire un accord sur la validité de ces faits tels qu’ils sont dit - est toujours un moyen, et non une fin.
Il y a déformation dès qu’on essaye de déterminer la justice ou le désirable en fonction d’une vérité.

La vérité n'est pas un argument

L’expression de vérités contradictoires bloque toute forme de discussion.
Un argument est un énoncé invitant l’altérité en s’exposant à la controverse :
  • Un argument scientifique se construit en exposant les moyens de réfuter l’énoncé d’un fait ou d’un modèle.
  • Un argument politique se construit en exposant les moyens de contester l’énoncé d’un souhait ou d’un désir.

Un argument politique est donc l’énonciation d’une prise de position (donc subjective) forte, voir violente.
Elle s’expose à la contestation dans une enceinte qui organise le dissensus de façon pérenne et fructueuse
Afin de chercher un chemin pour :
  1. Trouver du souhaitable ensemble.
  2. Délimiter un champs sur lequel on pourra appliquer des règles d’établissement du vrai, qui correspondent aux uns et aux autres.

Orientation

Dans une application à vocation sociale, permettre la discussion des questions de répartition des biens, des statuts, et de la régulation des conflits est indispensable.

Il s'agira donc de construire, à chaque échelle devant intégrer un aspect politique, des outils permettant :
  • De faciliter la construction d'énoncés portant sur un désirable subjectifs
    • En les distinguant des éléments de vérités objectives ( scientifiques )
    • Et des affirmations de vérités subjectives ( croyances / religion ).
  • De se positionner vis à vis de ces énoncés.
  • D'aménager le dissensus en facilitant :
  1. L’ouverture à l'altérité. ( donc à l'interprétation personnelle )
  2. La détermination de souhaitables communs.
  3. La délimitation de champs d'application de règles.
  4. Sur ces champs, la construction de règles d'établissement de la vérité.
  5. La construction d'un accord ou d'un compromis acceptable pour les uns et les autres.
  6. La construction d'une énonciation forte de la prise de position collectivement obtenue.


La vie privée

La notion de "vie privée" est artificielle (juridique). Elle biaise la protection plus directe des personnes ou de l'intimité, et incube le marché de la donnée privée.
Elle se ramène à une propriété privée, se réduisant à un droit d'auteurs sur des données produites lors d'interactions sociales (=production collective), fortement associé à l'étendue de notre propriété privée (chez sois, sur ses terres, sur son serveur… )
Biais des concepts
Propriété privée
Droit de les vendre, donc d'en faire un marché
Production
Approche productiviste de l'intimité ( permanente & infinie qui plus est… )
Et non statutaire. ( disparition de l'individu )
Données
Réduction à des nombres (pas même des informations) objectifs
Et non à un "verbe", des symboles, une pensée ou une interprétation subjective.
Interaction sociale
Toujours issu d'échange avec les autres.
Au niveau relationnel, mais aussi avec le macro-système économique et technique
(ex : données médicales produites par notre interaction avec les médecins et hôpitaux )
Lieu privé
Consécration de la surface privée, dans toute son inégalité.
Méfiance
Il importe de se recentrer sur la notion d'intimité, de personne et de vie sociale, en veillant particulièrement aux nuances suivantes :
  • La protection des personnes n'est pas la protection de leur propriété privée sur les informations qu'elles produisent.
  • "Chez nous" est paradoxalement le lieux où nous nous conformons le plus puissamment à la norme. La personnalité ou l'individualité se manifestant souvent bien plus dans notre vie et notre expression publique que dans les comportements que nous adoptons dans notre lieu de vie privé.
  • Notre intimité est elle aussi une production collective, issu d'interactions individuelle ou avec le macro-système.
  • Les "données" produites par interaction sociales sont collectives, et constituent donc des communs (de différents niveau).
Orientation
  • Abandonner la conception vie privée <-> vie publique, et adopter la catégorisation sphère intime, sociale et professionnelle.
Chacune d'entre elle étant un lieu de manifestation de notre individualité comme de notre "normalité". Chacune d'entre elle nécessitant de se poser la question de la protection des personnes.
  • Consolider le concept de "persona" greco-romain : le masque fondant notre accès à parole publique.
  • Renforcer l'attention à la subjectivité des contenus plutôt qu'aux données.
  • Revendiquer la protection comme un droit attaché à un statut dans le contexte d'une sphère d'échange social, et non comme un contrat attaché à une propriété sur un lieu privé / public.


mercredi 20 mars 2019

Mon outils sera efficace quand

Mon outil sera efficace quand chaque utilisateur pourra agir et interpréter à un niveau relationnel humain, tout en produisant un effet de masse global et intelligent.
Sans qu’il y ai eu besoin de faire appel à des individus hiérarchiquement haut placés pour décider et diriger l’engagement des ressources et volontés collectivement rassemblées.


Je cherche à faire un outil qui permettra de produire un effet de masse global et intelligent, sans avoir à faire appel à des individus hiérarchiquement haut placés pour décider et diriger l’engagement des ressources et des volontés, collectivement rassemblées par des utilisateurs agissant et interprétant uniquement à un niveau relationnel à taille humaine.


mardi 5 mars 2019

Association vitale

Les problèmes dans notre société ne sont plus idéologiques, mais les besoins primaires, fondamentaux et vitaux des gens.
=> ce qui permettrai de mettre d’accord des gens provenant de différentes idéologies. ( droite / gauche… extrêmes…)


dimanche 3 mars 2019

Équité

L’équité dépend de l’unité observé.

L’équité pose la question de la redistribution.

Mais les revenus ne sont pas les seuls éléments à redistribuer.
On pourrait inventer une redistribution du stress, une redistribution du temps, de l’effort…



mercredi 27 février 2019

Qualité des Système d’information

Concevoir une application comme contenant une culture, c’est à dire un fonctionnement communautaire, et un ensemble de techniques pour résoudre les différents problèmes.
MAIS une application qui amène à sa dispensabilité. C’est à dire qu’elle apporte la culture et l’organisation, et permet au fur et à mesure l’assimilation et l’appropriation de la culture par la communauté, de façon indépendante de l’architecture technique utilisé initialement.

Il s’agit donc de concevoir une application qui initie des groupes, transmet une culture (ou différent type de culture modulables), puis qui apprend et transmet les techniques matérielles et locales permettant de se dispenser petit à petit de l’application et de l’infrastructure technique initiale.

L’application devient plus pédagogique, et une assistance au démarrage et/ou à l’intégration des nouveaux, que l’interface permettant l’ensemble des échanges entre les individus.

Ceci demande de concevoir une autre organisation du métier d’architecte en système d’information.
Une autre approche avec une philosophie totalement différente, prenant en compte l’intégration des nouveaux, et la confortation d’une culture interne au groupe.

Créer une norme de qualité, ou un label, qui insiste sur l’amorçage d’une culture, la transmission d’un savoir faire communautaire, et qualifie un critère de dispensabilité progressive vis à vis de l’infrastructure technique.

Se méfier comme de la peste et attaquer directement la tendance des techniciens à s’infiltrer comme interface de l’ensemble des échanges. Et les re-positionner comme serviteurs et guides de la communauté vers l’auto-émancipation de leur corps de métier et des outils qu’ils produisent.

=> position du technicien dans la communauté.
Principe de transformation culturelle
-> Principe d’intégration des connaissances techniques en culture :
Transformation des connaissances techniques en une culture, intégré par tous les membres d’une communauté.





lundi 25 février 2019

Démarrage Staïla


Le système que j’essaye de mettre en place marcherai, non parce qu’il est super efficace, mais parce que l’autre est un gachi monumental, et une décadence telle qu’il n’est vraiment pas difficile de créer mieux.

MAIS, ce système a besoin de s’amorcer avant de pouvoir « prouver » aux autres qu’il fonctionne, et ainsi attirer et accueillir des gens.
Le problème est que pour démarrer, il a besoin d’un certain nombre d’engagement (d’argent et de personnes qui s’y investissent)
OR ça signifie quelques part qu’il a besoin de « gogos » ou d’idéalistes, de « donateur » un peu aveugle.
Un peu comme les donateurs du Média.
Bien sûr il ne s’agit pas de chercher l’exploitation, en créant un mensonge. Ce qui serait fonder l’organisation dès le départ sur une corruption commerciale.

Comment trouver des personnes au départ, avant qu’il y ai la moindre preuve que ça marche, avant qu’il y ai le commencement d’une démonstration d’un espoir.
Je devrais fuir la « vente de rêve », mais présenter les choses comme une recherche, une expérimentation, qui aura des aléas, qui ne vise pas la perfection, mais l’expérimentation, et surtout qui cherche à « avancer ailleurs ».


Comme pas de preuves, et pas assez d’énergie et de puissance avant le démarrage, je ne peux pas faire découvrir aux gens à quel point le monde et l’organisation dans lequel on vit est merdique.
Ces personnes doivent avoir découverte ces choses par elles-même.

Le regroupement ne doit pas se concevoir autours de personnes qui vont bien, ou des illusionnés.
Mais autours des déçus, voir des détruits ou les désespérés.

Ce ne sont toutefois pas les personnes les plus énergiques, confiantes, disposant du plus de ressources.
Il est également probable que ces personnes portent en elle un paquet de toxicité, qu’elles ne soient pas « saine », puisqu’elles ont été contaminés par la toxicité du système s’écroulant.

Il s’agit de développer un environnement de soin de malades, et non un groupe d’entrepreneur enthousiastes, libre et pleins d’énergie.
La notion de soin (réciproque, de l’autre, de l’environnement), et l’écartement ou la fuite de la toxicité du système corrompu me semble intéressante.

Il s’agit de se présenter comme un groupe de recherche, (théorique et expérimental), travaillant à la compréhension et à la construction d’organisations humaines saines, stable et épanouissante. Dans un état d’esprit de soin réciproques vis à vis de la toxicité du système actuel, et de ses dérives liés à sa corruption, sa dégénérescence, son obsolescence, son in-efficience globale, son inhumanité, en nous préservant autant que faire se peut de son effondrement.

Il ne s’agit pas de lutter contre le système, mais de le laisser s’effondrer et d’adopter une logique parallèle : S’en extraire, bifurquer, prendre soin de nous-même réciproquement, et nous-reconstruire individuellement ET culturellement.

Bien entendu, il ne s’agit pas d’idéaliser la coupure, toute construction repose sur l’exploitation des ruines et des restes de l’environnement présent.


mercredi 6 février 2019

Indispensabilité de l'outil


La logique commerciale et le fructus du code nous astreint plus à travailler l’indispensabilité de l’outil que son utilité.

Un outil est l’objet, et ses utilisateurs les sujets.
Il ne faut pas subjectiver et encore moins s’identifier à l’outil, mais l’objectiver, et plutôt s’identifier aux utilisateurs.

Un bon outil, du point de vu de l’utilisateur n’est pas un outil indispensable, mais un outil utile qui sait au moins se faire oublier, et au mieux se rendre dispensable. Donc qui permet de s’émanciper de sa possession et de ses producteurs.


Mais c’est totalement à contrepied des logiques industrielles classiques.

Demande de participation à un anthropologue

Mail envoyé à Alexandre Duclos, à propos de sa série Chroniques de la fin du monde

Bonjour.

Je suis un agent économique et technique, désespérant d’en être un. ^^
Mais également un de vos auditeurs, cette fois ci bien plus espérant d’en être. Vos vidéos m’ayant déjà beaucoup apportées.

En bon agent économique et technique, (architecte logiciel de surcroît), je suis porté depuis une dizaine d’années par le projet de produire un ensemble d’outils qui permettraient de nous « sauver » de cette fin du monde ayant déjà eu lieu. ^^
( Qui a dis qu’on devait respecter la concordance des temps, après tout ? )

J’aimerai beaucoup échanger avec vous sur la conception de cet outil. 
N’ayant qu’un point de vu de technicien (par définition limité), je pense indispensable d’intégrer le point de vu d’un anthropologue dès l’élaborations des fondements.

L’idée est de développer des outils véritablement sociaux (et donc aussi politique, au vrai sens du terme), de re-donner aux gens le pouvoir de faire communauté (à taille humaine), et de tisser des liens « symbiotique » diriez-vous, avec les autres communautés. Ou plus humblement, d’au moins leur fournir des outils qui n’asservirons pas ces humains, groupes et communautés à des pouvoirs hégémoniques ou des idéologies destructrices du « sujet ».
La propriété culturellement dissolvante des mondes virtuels tenant, pour moi, plus de la volonté hégémonique de ses patrons-commanditaires ultra-libéraux, que de sa nature informatique. (qui peut aussi être très émancipatrice, « culturante » et dé-centralisée)

Vos vidéos m’ont déjà beaucoup aidé à élargir mon point de vu, éviter des écueils, et intégrer des oublis important (comme la place à donner aux morts dans une communauté humaine, si on tiens réellement à sacraliser la vie et non la seule performance économique et technique)

Ma démarche : Plutôt que de chercher des « idées neuves », je pense plus pertinent d’essayer d’adapter et d’intégrer aux outils informatiques modernes des pratiques ancestrales communautaires, aujourd’hui oubliées. (Notamment des pratiques décisionnelles démocratiques et relationnelles, sans « votes » si possible. )
J’aimerai bien être éclairé sur des pratiques qui, bien qu’effacées en surface par le macro-système économique, resteraient ancrées culturellement dans notre inconscient collectif. Pratique qui, par ces racines, reprendraient à mon avis rapidement sens, et seraient facilement (ré)assimilables. Bien plus que des « nouveautés » intelligentes, mais qui « compteraient » sur un effort important d’adaptation de la part des utilisateurs.
J’imagine aussi plus efficace d’intégrer des pratiques déjà éprouvées, donc enrichies et nuancées par l’expérience et la critique humaine.

Sans être un connaisseur du domaine, je pense à la pratique du crédit dans les sociétés orales, et du sentiment de « quittitude » (désolé pour le terme : Le sentiment de se sentir réciproquement quitte, et la ritualisation permettant de l’affirmer et de l’affermir dans le temps).
J’aimerai m’inspirer des savoirs faire de « l’ancien monde » pour offrir des alternatives fiables et subjectives aux pratiques financières et contractuelles modernes, écrites, « objectivés » par la mesure, et dé-sujetisée par la suppression de l’interprétation.

Je tente aussi de résister à la fagocitation de la sphère sociale par la sphère professionnelle. À lui redonner une place importante, permettant au groupe de se (re)poser comme protection (solidaire) des individus dans leurs interaction avec le monde et les autres communautés. Cassant la tendance à l’atomisation des individus, dans leurs rapports au reste du monde.

J’essaye également d’informatiser l’oubli, ou d’intégrer du droit au mensonge. ( seule arme permettant réellement à mon avis de résister à une oppression informatique-tive illégitime. Arme qui me semble indispensable dans toute organisation humaine, mais particulièrement dans un monde de plus en plus soumis au « jugement populaire » et au flicage généralisé. )

Bref.
Je vous propose de vous offrir un café pour en discuter, si j’arrive un jour autours de Paris. Ou communiquer par mail.
( Je suis actuellement à Cambridge. Et je vais ré-aménager prochainement en Bretagne. Mais je compte me déplacer souvent sur Paris. )

Dites moi si l’idée vous intéresse.


PS :
Je précise une chose importante.
Le but de l’application n’est pas vraiment lucratif, et je ne crois pas que qui que ce soit gagnera grand chose. Mais par principe et pour éviter toute forme d’abus, si monétisation il y a pour rémunérer les travailleurs, chacun disposera d’un droit proportionnel à son investissement en temps passé dessus.

Même s’il s’agira vraisemblablement plus de « droits » symboliques que d’argent sonnant et trébuchant, la considération de tous les apports me semble importante, en particulier à une époque où la valeur du travail n’est estimée que lorsqu’elle est « comptabilisée », et où les apports « humains » sont rapidement effacés devant les apports en numéraire.


Si vous acceptez de vous prêter au jeu, la mesure est auto-estimée, à la louche subjective. Et représente plutôt un « temps subjectif » qu’une mesure exacte des secondes passés. (À vous de faire la part du temps que vous considérez passé sur ce sujet )

mardi 5 février 2019

Informatiser la mort


Quelle place donner à la mort dans mon système.

Le déni de notre société de la mort, à nous considérer uniquement que comme des agents économique et technique, conduit à ne pas respecter la vie.
Si la mort n’existe pas, tuer n’est pas pris en compte dans les calculs de rentabilité.

La sacralisation de la mort est indispensable à la sacralisation de la vie.

Comment intégrer la mort dans un système virtuel est un grand enjeu.
Un système où si on meurt, les autres gens le savent.

Un endroit où la mort permet de re-tisser des liens. Des liens avec les morts, mais aussi des liens entre les vivants.

J’ai pensé à une zone cimetières dans les groupes. Où sont présenté et vénéré les morts.

Je pourrais ajouter un autre système à la « bulle » de l’individu, une crypte, lorsque la personne meurt, transversales aux groupes de l’individu et qui permettra la rencontre des sphères. De re-découvrir à travers les échanges avec les autres la personne morte, et re-tisser des liens avec elle.

Dans ce monde virtuel, on pourrait re-constituer une matérialité : conserver matériellement un hommage conservant les informations sur le défunt.
Et les effacer de la sphère numérique. (Ou indiquer la mortalité)

Intégrer une ritualisation de la mort propre à chaque groupe pour former une culture propre aux groupe.

samedi 2 février 2019

Peer-bank


Utiliser le principe du peer to peer (et quelques autres) pour monter un organisme de financement bancaire.
À savoir, non pas « chercher » l’argent (type crowd-funding), mais bel et bien conserver la masse monétaire rassemblée, et pouvoir la rendre fluide aux moments voulus (c’est à dire, effectuer les paiements)

( La partie « récupération » d’argent du système pouvant être dédié à un autre module… de crowd-funding )

Un certain nombres de principes peuvent sous-tendre ce fonctionnement.

  1.  La grande majorité des gens sont honnêtes. La proportion de malhonnêtes peut être assimilé à un coût de fonctionnement.
  2. Une solidarité peut être organisée pour la répartition des risques de malhonnèteté de certains acteurs. utilisant soit un système par capitalisation, soit par répartition. (certains acteurs acceptant de quotiser un peu plus que ce qu’ils doivent pour l’amortissement des défections des malhonètes)
  3. Si la cause est juste, le fait de stoker un bien pour autrui peut être un facteur impliquant. Facilitant des apports personnels, compensant les éventuelles pertes malhonnêtes.
  4. Une blockchain ne permet pas d’empêcher la fraude, mais permet de savoir globalement qui doit quoi et la proportion de fraude, même en préservant l’anonymat. Sauf si une majorité de détenteur accepte (pour des besoins très précis) de dévoiler les éléments cryptés. La peur d’être dénoncé publiquement pour une fraude peut suffir à réduire l’envie de malhonèteté (et surtout préserver l’idée de rester dans le droit chemin).
  5. Une blockchain permet de passer un contrat inclus dans le mécanisme lui-même. Ce système permet donc d’établir une certaine confiance. En particulier sur l’information générale (visibilité, voir transparence, du réseau virtuel global) en particulier le rapport entre les pertes et les cotisations réclamés
  6. En utilisant les techniques des systèmes d’information, on peut se servir du réseau bancaire existant comme sous-réseau, permettant la construction d’un réseau monétaire virtuel. (reposer sur le système de l’argent liquide peut aussi être une possibilité, mais contraignant les mouvements d’argent à une localité des intervenants)
  7. En jouant sur ces mêmes principes, et en se basant sur de petits échanges individuels, on peut rendre quasi-invisible, et intraçable sur le réseau réel, les mouvements d’argents du réseau virtuel.


Défaut (?) :
  • ça repose sur des actions humaines volontaires. (effectuer un virement) Donc limités dans le temps. Chaque individu du réseau ne pouvant traiter qu’un faible nombre d’action.
  • Ce même fait rend le fonctionnement très sensible à l’implication humaine individuelle pour la cause globale.
  • Le système d’information transmettant les ordres de virements aux acteurs est extrêmement sensible. Il doit pouvoir être intégré dans une blochaine conservée globalement.
    • Chaque ordre de virement individuellement reçu doit pouvoir rapidement être vérifiable sur l’ensemble du système. Il doit correspondre à une demande réelle du réseau virtuel à effectuer des paiements.
      • Puisqu’il s’agit des « sorties » d’argent du système, j’imagine que l’entrée d’argent doit aussi être un élément sensible.
    • L’information du solde total de ’responsabilité’ qui doit être fournis doit aussi être intégré à la blochain, observable uniquement par la volonté de l’acteur, ou par une mesure majoritaire du réseau.
  • Faire dépendre ce système du réseau bancaire classique entretiens un risque d’effondrement par ce biais, si le réseau porteur principal s’effondre. (disparition massive de comptes sur lesquels étaient conservés les sommes). Toutefois, s’il ne s’agit que de petites sommes, détenues individuellement, la résiliance pourrait porter sur le sentiment de dette des acteurs, et leur redevabilité ou implication dans ce système, plus que sur le réseau bancaire lui-même.
  • En revanche, ce système dépend fortement du réseau informatique, par lequel s’effectue ces vérifications et informations de virement ou de solde.
  • Ce système dépend aussi fortement du réseau humain lui-même. Les décès, les emprisonnements, les abandons du système par les acteurs eux même se répercutent sur les sommes conservées, et aussi sur les capacités d’actions du système.


Nécessités :
  • Préserver l’anonymat global des acteurs, sauf sur mesure majoritairement voté par les acteurs du réseau. ( par exemple pour juger d’un cas de fraude ). Cette levé de l’anonymat ne doit pas être une publication générale. Mais un droit accordable à partir d’une certaine majorité de volontaire du réseau, à une personne unique (juge légitime) qui sera astreinte à un certain secret professionnelle. ( valeure qui doit être défendue par la majorité des acteurs nécessaire au dévoilement de l’anonymat )
  • Effectuer localement que de petites transactions, proportionnelles aux mouvements traditionnels de chaque acteurs du réseau. Ce qui exige un système capable de se proportionner au niveau de revenu et d’activité bancaire traditionnel des acteurs… sans les transmettre.


Remarques & idées :

Cette organisation peut prendre la forme d’une application de style « whatsapp » :
  • Qui transmet le solde de chacun.
  • Transmet les ordres de virements
  • Met à dispositions les outils moderne de micro-payement (par virement, par sms, voir par prélèvement…)

Un système de prélèvement régulier de type « facturation » peut aussi être mis en place. Pour créer des nœuds dans le système automatisant un certain nombres de processus. Ces nœuds augmentant la capacité de traitement. Mais restant sensible juridiquement.
La participation d’un certains nombres d’acteurs professionnelle (entreprises), acceptant la prise en charge d’un compte et de virement, peut être mis en parallèle avec le système humain.
Le risque pris, du fait de la responsabilité publiques des propriétaires et de la publication des comptes, est toutefois supérieure.
La possibilité de résider juridiquement à l’étranger, la multiplication des acteurs de faible taille dans le système, la limitation des factures à la proportion du chiffre d’affaire concerné, peut toutefois limiter les risques.
Les nouvelles lois sur la « protection des affaires » ou toutes les lois permettant l’impunité des acteurs économiques important peuvent aussi être utilisées.

Ce système peut être étendu, voir mixé, à d’autres valeurs que monétaires. Sur plusieurs devises, mais surtout :
SUR DES ACTES DE PROPRIÉTÉ, notamment d’action d’entreprise ou d’actes de propriétés de bien réels.
La transmission d’actes de propriétés sur un cadastres officiels contenus dans la blockchain peut permettre d’assurer une transmission de propriété réelle, disjointe du système monétaire classique.
La capacité à prouver la propriété de chacun, sur chacun des bien réels, peut même permettre de remplacer le système bancaire. La fiabilité se reportant sur la notion de propriété privée, donc du droit à faire prévaloire cette propriété dans les territoires ou ce situent ces biens.
=> Ce système peut être couplé à un système de distribution des droits d’usage des biens communs. Les actes de propriétés constituant principalement une garantie de valeur aux « unités » de propriété transmises.
=> Ce système permet aussi d’outrepasser la réglementation du système bancaire, en particulier sur l’obligation des banques à la délation de ce qui se trouve sur leurs comptes et des mouvements des particuliers.

=> Ce système couplé au extraordinaires libertés offerte au trading devrait permettre à des « nœuds » bancaire ou d’entreprise de tradding, d’effectuer de très nombreuses transactions de propriétés pour le compte d’autruis, tout à fait légalement.


Un système basé sur les droits de propriétés pourrait aussi permettre l’achat et la vente directe d’immeuble, ou de matière première. (les biens, c’est plus difficile, du fait de l’usure et de l’usage)
En effet : imaginons un système de peer-bank basée sur l’immobilier.
Ce sont les droits sur des propriétés immobilières qui constituent la base des transactions. Mais quelqu’un voulant acheter une maison peut ainsi demander aux acteurs « fluide » possédant ladite maison de lui en transmettre la propriété. Faisant ainsi « sortir » cette maison du système, pour la vendre à un des bénéficiaires possédant cet argent sur son compte virtuel.
Il a ainsi acheté cette maison, et en détient la totalité des actes de propriétés.

Un tel système peut probablement être généralisé à l’achat et la vente d’autres biens importants. (nécessitant un stockage, ou une préservation sur un long terme)
Un producteur pourrait placer l’ensemble de ces productions dans le système, (entrée, et possession d’un solde propriétaire dans le système) et la vente réelle de ces biens pourraient constituer des sorties.
Se pose toujours la question de la livraison de la marchandise, ou de la prise de possession réelle de l’objet.

Un tel système de valeur basée sur la propriété des biens peut permettre la gestion de bien commun, par le droit d’usage attribué à telle ou telle cause, et l’entrée ou la sortie de propriété dans ce système permet les apport et les retraits réel du système.
L’acquisition d’un droit d’usage d’une maison peut également constituer une sorte de « vente » en préservant la valeur de la maison dans le système d’échange.

Toutefois, dans un système basé sur la propriété de bien réels, il devient nécessaire de s’assurer de la valeur réelle de ces biens, ainsi que de leur préservation. Les risques physiques interviennent aussi sur la possible perte de valeur. (ex : un incendie peut faire disparaître la valeur d’une maison). Ce qui implique la nécessité d’un coût de gestion et d’entretien de ces biens.