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dimanche 19 mai 2019

Organe de l'intelligence collective


  • Prendre conscience des différences de points de vu. ( média )
  • Modéliser des synthèses des différences de points de vu. ( Science / Philo ) 
    • -> Déterminer les acteurs, mécanismes, levier d’action, valeurs à prendre en compte.
  • Identifier les désirables, souhaitables ( introspection )
  • Déterminer les désirables / souhaitables commun. ( Regroupement )
  • À partir des modèles déterminer les faisabilités et coûts des souhaitables. ( Technique / économique )
  • Peupler les souhaitables commun. ( Choix humain, Engagement en valeur )
    • Répartition des souhaitables : échelles, territoires, catégories d’acteurs ( Statistiques ? Engagement ? Évaluation ? )
    • Donner une image d’elle même de la population.
  • Négocier des compromis expérimentable.  ( Négociation, Engagement militant )
    • Construire les rapports de forces
    • Déterminer les échelles-lieu-catégorie de mise en expérimentation.
    • Répartir les moyens sur chaque expérimentation.
  • Expérimenter ( Œuvrer, Analyser )

Puis recommencer le cycle.
Bien que tout puisse se faire en parallèle.

Commentaires

Il n’y a jamais de mise en application globale, que des expérimentations.
Si globalisation il doit se faire, elle se fera d’elle même si tout le monde est d’accord, suites aux évolutions et aux expérimentations effectuées.
Ce qui est une bonne définition d’un fonctionnement démocratique.



samedi 4 mai 2019

mardi 23 avril 2019

Le hasard en démocratie

Au début j'étais surpris, je trouvais ça absurde.
Puis j'ai trouvé ça super intéressant et bien pensé.
Maintenant je suis sceptique.

Je pense que le hasard et une technique démocratie parfaite pour le conformisme et la stabilité. Elle a d'ailleurs été inventé pour ça.

Mais le hasard ne sélectionnera toujours que la culture dominante.
Il sépare culture et pensée, car les gens nommé responsable prendront très au sérieux leur tâche d'information, et de construction d'une pensée neuve.
En ce sens le hasard et parfait pour une démocratie, car elle permet de construire une pensée neuve de toute influence partisane.
MAIS cette pensée neuve se construira sur les impressions individuelles issue de la culture dominante. Osons le mot, de la morale dominante.
Sera sélectionné ce qui sera jugé "bien" dans cette culture dominante.
Et non ce qu'une élite dominante juge bien. Car la morale dominante des soumis n'est pas la même que celle des dominant.

Encore une fois, c'est excellent pour une démocratie.
À la condition seule et unique que la démocratie fasse partie de la culture dominante.
Ce dont je doute très fortement aujourd'hui.

On pourrait à juste titre se méfier des "manipulations" inscrites dans l'inconscient collectif par la caste dominante. Mais ces manipulations, précisément parce que quelques élites méfiantes en sont informés, seront porté à la connaissance de l'assemblée.

La culture dominante par contre, restera la base du jugement. De par la méfiance qu'aurons ces assemblées envers ces élites.

Je pense qu'une assemblée hasardeuses serait une amélioration basée sur la morale judéo-chrétienne.

Mais en therme de démocratie, il s'agit plus, à mon sens, de construire préalablement un changement culturel démocratique, préalablement à la construction d'une structure durablement hasardeuse.


Le danger d'aller trop vite sur ce plan est de voir se construire une société morale, donc religieuse, (dans son sens le plus primitif) plus que démocratique.

mardi 26 mars 2019

Anthropologie politique, bilan

Ce que les cours m’apprennent.


La valeur travail

La valeur travail est centrale sur l’application, qui vise précisément à changer la relation que nous avons avec le travail.

Le travail n’est pas « l’emploi », et ne sera pas considéré comme pouvant être séparé de ce qui lui donne sens. Il ne sera donc pas conçu comme une activité caractérisée par une rémunération, échangée contre la production d’un bien ou d’un service, vendu directement ou indirectement sur un marché.

Dans l’application, le travail ne sera pas caractérisé par la vente, ni par la rémunération.
Mais par l’implication dans un collectif, permettant de produire un commun.

Pour lutter contre la perte de sens, il semble nécessaire de lutter contre la virtualisation du travail, même si elle est tentante à l’ère informatique.

L’intégration de l’environnement dans le rapport au travail est essentielle.
Il s’agit de rompre avec la logique déconnectante « d’abord ne pas nuire », et favoriser une approche « d’abord faisons alliance », plus impliquante individuellement et collectivement.

Il s’agira également de favoriser l’inscription de ce travail dans le monde réel, donc de son impact sur un territoire réel, au sein d’une communauté de gens qui se rencontrent réellement.
Même dans le cas de services, redonner une matérialité perceptible par les sens au lieu et aux gens redonnera une matérialité au travail, donc plus de sens.

Afin de construire une culture, et un rapport conscient au monde (réel) et à la relation harmonieuse que le groupe a avec le monde, l’application veillera à faciliter l’élaboration collective d’une ritualisation scénarisée de rencontre évènementielles.
Afin de produire : 
  • Un monde commun ( territorialisé )
  • Un groupe relativement harmonieux
  • Un soin de l’environnement (et non pas seulement une non-destruction)


Les médias

Les médias ne font plus médiation entre les altérités mais les collent. Ils font tampon ou tamponnent les gens.

Afin de re-créer de l’altérité :
  • Mettre en place une « personnalisation collective » de l’application, afin de refaire société.
    En particulier sur la hiérarchisation de l’information.
  • Re-focaliser l’attention sur la matérialité :
    La distance, le territoire, les ressources dans l’information. Réduire l’ubiquité.
  • Replacer les médias comme médiateurs, facilitant l’échange d’information entre deux mondes.
    • Permettre la rencontre (et pas seulement la découverte)
  • Passer de l’expression & communion à la communication :
    • Par un échange : information <-> information reformulée.
    • Entretenir distance et tenue des récepteurs : fierté, éthique, esprit critique.
      Favoriser l’intelligence et le sentiment (construit), et non la pulsion et l’émotion
    • Re-créer un espace entre les gens pour passer de l’entre-sois à l’entre-sujet. 
  • Permettre l’auto-limitation de l’émission et de la réception.
    • Faciliter la déconnection.
    • Rétablir et faciliter la mise en place de temporalités : média - non média.
  • Valoriser le partage de ce qu’on ne sait pas, des doutes et de l’intérêt. Plutôt que de ce que l’on sait.
  • Valoriser le tâtonnement, le partage des pistes et du chemin, transmission du savoir faire.
  • Veiller à réduire la dépendance au système technique.


Les villes

Je peux m’inspirer des notions abordée sur les villes pour penser une organisation communale.
( qui semble un élément naturel d’organisation sociale)

Importance du triptyque : assemblée, enceinte, marché.
-> implique l’existence d’une administration, d’une police (science de la ville), d’un impôt…

La monopolisation actuelle par le marché de l’activité civile provoque :
  • Trop d’importance donné au réseau :
    Le lien d’échanges entre les nœuds efface les nœuds, qui deviennent des points mathématiques inexistants.
  • L’accélération du rythme, et l’objectivisation de l’autre.
  • La normalisation excessive par création de norme et leu maintien à travers les opérations de police.

Le renforcement de « l’assemblée » devrait permettre :
  • Le ralentissement du rythme, et la subjectivation de l’autre.
  • Le replacement de la technique dans le champs de l’exécution, et non de la décision.
  • La diversification interne, et restriction de la normalisation aux échanges avec les autres communes.

Le renforcement de l’enceinte devrait permettre :
  • L’amélioration du rapport au réel.
  • La re-localisation subjective ou objective. (des sujets et objets) notamment sur un territoire.
  • La protection vis à vis de l’extérieur, et de ses tentatives de contrôle.



La Morale

La morale est un des principes essentiel de l’action sociale et individuelle, l’intégrer un outil à vocation sociale me semble indispensable.
« La morale est ce qui inspire l’action sociale, mais est aussi issue de l’action sociale. »

La morale se détermine non seulement par la conscience, mais aussi par les actions ou réactions sociales des individus qui composent le groupe.

Il peut s’agir d’un pré-existant, d’une construction normative inscrite en système moral, ou de textes & révélations divine.
  • Le besoin de son énonciation implique la production d’énoncé les moins contestables possible.
  • Son observation peut s’effectuer par un recueil des contenus exprimant la morale en cours dans un lieu. En particulier en la choquant, et lorsqu’une population s’enflamme.

Le point essentiel de la délimitation à venir de la morale va avoir à faire avec l’illimitation de la volonté imprégnant le monde actuel.

Orientation

Critique
  • L’illimitation de la volonté débride notre tendance à détruire le monde physique et commun.
  • « L’amour propre nous poussant à dépasser nos limites, à s’émanciper de tout ce qui est naturel, a conduit à la destruction du monde commun. »

Conseil - Repousser les approches :
  • Utilitaristes, et conséquencialistes, ignorant la limitation de l’action (individuelle et collective)
  • Ordo-libérale ou taylorienne, construisant un management de la planète, et cédant à une pulsion de contrôle et de prise en charge totale et absolue.


Le monde commun

L’application que je cherche à développer vise :
  • Sur le plan individuel à reconstituer ses rapports à une œuvre collective, par le travail, l’œuvre et l’action.
  • Sur le plan global à construire un système d’œuvres et d’actions collectives en interactions, afin de (re-)constituer un monde commun.

  • Le travail, intrinsèquement destructeur, correspond à la transformation de la nature (considérée comme ressource), pour satisfaire à sa vie à travers sa consommation, dans un perpétuel recommencement.
  • L’œuvre correspond à l’édification d’un monde durable, fondant dans la matérialité et à un territoire le sentiment d’appartenance humaine à ce monde, reliant à travers l’usage et dans le temps, les ancêtres, les contemporains et les générations futures.
  • L’action (dont la parole) est ce qui distingue l’être humain, source la pluralité humaine, en manifestant par l’interprétation personnelle son rapport au monde, et en contribuant par son partage avec les autres à la construction du monde commun.

Une attention particulière sera portée aux limites de la matérialité (distance, matière, énergie) et du territoire.
Ces limites seront considérés et respectés comme sources fécondes de la pluralité humaine, elle-même sacrée.
Afin de ramener à l’humilité les illusions d’illimitation de la volonté, de faire céder le déni de réalité, et lutter contre les pulsions de contrôle total, en particulier dans les domaines :
  • Politique (militaire, diplomatique, étatique…)
  • Économique
  • Scientifique, technique et industriel.


Niveau de biens et maux commun :
  1. L’existant permettant de vivre et mourrir (air, eau, espace, temps, vie, beauté…)
    Correspond à une nature et à la condition humaine
  2. La culture, le symbolique. Immatérielle. Que nous partageons avec un groupe humain.
    Correspond à notre condition culturelle et sociale.
  3. Communauté politique et environnement délimité sur un territoire.
  4. Les biens et maux, productifs et destructifs, partagée par un groupe humain limité.
  5. Les bien et maux non productif et destructifs, partagés par un groupe humain limités.



La vérité

La politique n'est pas la question du vrai, mais celle du souhaitable.
Si tout le monde n’est pas qualifié pour dire le vrai, tout le monde est apte à déterminer le souhaitable.

La vérité - dire des faits, et produire un accord sur la validité de ces faits tels qu’ils sont dit - est toujours un moyen, et non une fin.
Il y a déformation dès qu’on essaye de déterminer la justice ou le désirable en fonction d’une vérité.

La vérité n'est pas un argument

L’expression de vérités contradictoires bloque toute forme de discussion.
Un argument est un énoncé invitant l’altérité en s’exposant à la controverse :
  • Un argument scientifique se construit en exposant les moyens de réfuter l’énoncé d’un fait ou d’un modèle.
  • Un argument politique se construit en exposant les moyens de contester l’énoncé d’un souhait ou d’un désir.

Un argument politique est donc l’énonciation d’une prise de position (donc subjective) forte, voir violente.
Elle s’expose à la contestation dans une enceinte qui organise le dissensus de façon pérenne et fructueuse
Afin de chercher un chemin pour :
  1. Trouver du souhaitable ensemble.
  2. Délimiter un champs sur lequel on pourra appliquer des règles d’établissement du vrai, qui correspondent aux uns et aux autres.

Orientation

Dans une application à vocation sociale, permettre la discussion des questions de répartition des biens, des statuts, et de la régulation des conflits est indispensable.

Il s'agira donc de construire, à chaque échelle devant intégrer un aspect politique, des outils permettant :
  • De faciliter la construction d'énoncés portant sur un désirable subjectifs
    • En les distinguant des éléments de vérités objectives ( scientifiques )
    • Et des affirmations de vérités subjectives ( croyances / religion ).
  • De se positionner vis à vis de ces énoncés.
  • D'aménager le dissensus en facilitant :
  1. L’ouverture à l'altérité. ( donc à l'interprétation personnelle )
  2. La détermination de souhaitables communs.
  3. La délimitation de champs d'application de règles.
  4. Sur ces champs, la construction de règles d'établissement de la vérité.
  5. La construction d'un accord ou d'un compromis acceptable pour les uns et les autres.
  6. La construction d'une énonciation forte de la prise de position collectivement obtenue.


La vie privée

La notion de "vie privée" est artificielle (juridique). Elle biaise la protection plus directe des personnes ou de l'intimité, et incube le marché de la donnée privée.
Elle se ramène à une propriété privée, se réduisant à un droit d'auteurs sur des données produites lors d'interactions sociales (=production collective), fortement associé à l'étendue de notre propriété privée (chez sois, sur ses terres, sur son serveur… )
Biais des concepts
Propriété privée
Droit de les vendre, donc d'en faire un marché
Production
Approche productiviste de l'intimité ( permanente & infinie qui plus est… )
Et non statutaire. ( disparition de l'individu )
Données
Réduction à des nombres (pas même des informations) objectifs
Et non à un "verbe", des symboles, une pensée ou une interprétation subjective.
Interaction sociale
Toujours issu d'échange avec les autres.
Au niveau relationnel, mais aussi avec le macro-système économique et technique
(ex : données médicales produites par notre interaction avec les médecins et hôpitaux )
Lieu privé
Consécration de la surface privée, dans toute son inégalité.
Méfiance
Il importe de se recentrer sur la notion d'intimité, de personne et de vie sociale, en veillant particulièrement aux nuances suivantes :
  • La protection des personnes n'est pas la protection de leur propriété privée sur les informations qu'elles produisent.
  • "Chez nous" est paradoxalement le lieux où nous nous conformons le plus puissamment à la norme. La personnalité ou l'individualité se manifestant souvent bien plus dans notre vie et notre expression publique que dans les comportements que nous adoptons dans notre lieu de vie privé.
  • Notre intimité est elle aussi une production collective, issu d'interactions individuelle ou avec le macro-système.
  • Les "données" produites par interaction sociales sont collectives, et constituent donc des communs (de différents niveau).
Orientation
  • Abandonner la conception vie privée <-> vie publique, et adopter la catégorisation sphère intime, sociale et professionnelle.
Chacune d'entre elle étant un lieu de manifestation de notre individualité comme de notre "normalité". Chacune d'entre elle nécessitant de se poser la question de la protection des personnes.
  • Consolider le concept de "persona" greco-romain : le masque fondant notre accès à parole publique.
  • Renforcer l'attention à la subjectivité des contenus plutôt qu'aux données.
  • Revendiquer la protection comme un droit attaché à un statut dans le contexte d'une sphère d'échange social, et non comme un contrat attaché à une propriété sur un lieu privé / public.


mercredi 20 mars 2019

Mon outils sera efficace quand

Mon outil sera efficace quand chaque utilisateur pourra agir et interpréter à un niveau relationnel humain, tout en produisant un effet de masse global et intelligent.
Sans qu’il y ai eu besoin de faire appel à des individus hiérarchiquement haut placés pour décider et diriger l’engagement des ressources et volontés collectivement rassemblées.


Je cherche à faire un outil qui permettra de produire un effet de masse global et intelligent, sans avoir à faire appel à des individus hiérarchiquement haut placés pour décider et diriger l’engagement des ressources et des volontés, collectivement rassemblées par des utilisateurs agissant et interprétant uniquement à un niveau relationnel à taille humaine.


lundi 25 février 2019

Démarrage Staïla


Le système que j’essaye de mettre en place marcherai, non parce qu’il est super efficace, mais parce que l’autre est un gachi monumental, et une décadence telle qu’il n’est vraiment pas difficile de créer mieux.

MAIS, ce système a besoin de s’amorcer avant de pouvoir « prouver » aux autres qu’il fonctionne, et ainsi attirer et accueillir des gens.
Le problème est que pour démarrer, il a besoin d’un certain nombre d’engagement (d’argent et de personnes qui s’y investissent)
OR ça signifie quelques part qu’il a besoin de « gogos » ou d’idéalistes, de « donateur » un peu aveugle.
Un peu comme les donateurs du Média.
Bien sûr il ne s’agit pas de chercher l’exploitation, en créant un mensonge. Ce qui serait fonder l’organisation dès le départ sur une corruption commerciale.

Comment trouver des personnes au départ, avant qu’il y ai la moindre preuve que ça marche, avant qu’il y ai le commencement d’une démonstration d’un espoir.
Je devrais fuir la « vente de rêve », mais présenter les choses comme une recherche, une expérimentation, qui aura des aléas, qui ne vise pas la perfection, mais l’expérimentation, et surtout qui cherche à « avancer ailleurs ».


Comme pas de preuves, et pas assez d’énergie et de puissance avant le démarrage, je ne peux pas faire découvrir aux gens à quel point le monde et l’organisation dans lequel on vit est merdique.
Ces personnes doivent avoir découverte ces choses par elles-même.

Le regroupement ne doit pas se concevoir autours de personnes qui vont bien, ou des illusionnés.
Mais autours des déçus, voir des détruits ou les désespérés.

Ce ne sont toutefois pas les personnes les plus énergiques, confiantes, disposant du plus de ressources.
Il est également probable que ces personnes portent en elle un paquet de toxicité, qu’elles ne soient pas « saine », puisqu’elles ont été contaminés par la toxicité du système s’écroulant.

Il s’agit de développer un environnement de soin de malades, et non un groupe d’entrepreneur enthousiastes, libre et pleins d’énergie.
La notion de soin (réciproque, de l’autre, de l’environnement), et l’écartement ou la fuite de la toxicité du système corrompu me semble intéressante.

Il s’agit de se présenter comme un groupe de recherche, (théorique et expérimental), travaillant à la compréhension et à la construction d’organisations humaines saines, stable et épanouissante. Dans un état d’esprit de soin réciproques vis à vis de la toxicité du système actuel, et de ses dérives liés à sa corruption, sa dégénérescence, son obsolescence, son in-efficience globale, son inhumanité, en nous préservant autant que faire se peut de son effondrement.

Il ne s’agit pas de lutter contre le système, mais de le laisser s’effondrer et d’adopter une logique parallèle : S’en extraire, bifurquer, prendre soin de nous-même réciproquement, et nous-reconstruire individuellement ET culturellement.

Bien entendu, il ne s’agit pas d’idéaliser la coupure, toute construction repose sur l’exploitation des ruines et des restes de l’environnement présent.


mardi 5 février 2019

Informatiser la mort


Quelle place donner à la mort dans mon système.

Le déni de notre société de la mort, à nous considérer uniquement que comme des agents économique et technique, conduit à ne pas respecter la vie.
Si la mort n’existe pas, tuer n’est pas pris en compte dans les calculs de rentabilité.

La sacralisation de la mort est indispensable à la sacralisation de la vie.

Comment intégrer la mort dans un système virtuel est un grand enjeu.
Un système où si on meurt, les autres gens le savent.

Un endroit où la mort permet de re-tisser des liens. Des liens avec les morts, mais aussi des liens entre les vivants.

J’ai pensé à une zone cimetières dans les groupes. Où sont présenté et vénéré les morts.

Je pourrais ajouter un autre système à la « bulle » de l’individu, une crypte, lorsque la personne meurt, transversales aux groupes de l’individu et qui permettra la rencontre des sphères. De re-découvrir à travers les échanges avec les autres la personne morte, et re-tisser des liens avec elle.

Dans ce monde virtuel, on pourrait re-constituer une matérialité : conserver matériellement un hommage conservant les informations sur le défunt.
Et les effacer de la sphère numérique. (Ou indiquer la mortalité)

Intégrer une ritualisation de la mort propre à chaque groupe pour former une culture propre aux groupe.

samedi 29 décembre 2018

Le hasard fait tourner le monde

Statistiquement, sur 7 milliards de personnes, si tu prend des « acteur con » qui ne font que prendre des décisions au hasard, tu aura forcément quelques « success story » totalement incroyables, de succès inimaginables.

Les phénomènes sont hasardeux. Aucune intelligence n’est nécessaire pour produire cela.

Plus les choses sont injustes, plus notre esprit essaye d’invoquer une « puissance supérieure » pour rendre juste le phénomène. Comme pour celui qui survie à 5 accidents d’avion successifs : ça doit être un génie de la survie.


Le hasard implique autre chose :
Comme au casino : plus tu as d’argent, plus tu as de chances de gagner, car tu peux continuer plus longtemps.

Quelqu’un qui ne sait pas jouer au poker et joue au hasard, s’il a des milliards, gagnera forcément, même contre quelqu’un de super doué et intelligent, mais avec très peu d’argent. Ce dernier finira forcément ruiné.

Plus il y a de hasard dans le jeu, plus cet effet est marqué.
Car il y a forcément un moment où la malchance s’accumule, (même chose que pour les success Stories).
Celui qui survie et s’accapare la fortune de l’autre n’est pas le plus intelligent, mais simplement celui qui avait beaucoup plus d’argent.

Une banque (Ou un casino) sera toujours le gagnant, le hasard ne départagera que les très riches entre eux, tout les autres se feront plumer.
On appellera ça la jungle, un monde sans pitié et difficile... et on croira d’autant plus à l’intelligence de ceux qui survivent.
L’esprit humain ne supporte pas l’injustice.
L’esprit humain possède aussi une incroyable faculté au déni de réalité, et à inventer des histoires totalement fantastiques et plus agréable pour mieux supporter cette injustice.



Le mythe du rêve américain est un mensonge qui permet aux riches d’exploiter les pauvres par ce mécanisme :

Leur faire oublier que c’est uniquement le hasard et certainement pas le talent qui fait que tu réussi ou non, et le fait que les riches par leur capacité à absorber les échecs gagneront toujours, même face à l’intelligence.

mardi 18 décembre 2018

Informatisation de la vengeance


Les devoirs clanique consistaient souvent en une solidarité d’assistance et de vengeance.

Je trouve la dissociation du concept de solidarité en deux concept d’assistance et de vengeance très intéressante.
L’assistance a donné nos structures modernes d’assurance. À priori, il ne me semble pas exister de structures sociales bâties sur le concept de vengeance.

Cette idée est extrêmement subversive. Et je me demande si la suppression de la vengeance dans nos sociétés moderne, patente de la suppression de la violence, ne fait pas partit d’un système de domination.

Si la violence, comme la notion de vengeance, est humaine. Alors un système la régulant et l’organisant doit sembler, non « bénéfique », mais tout du moins -socialisant-
L’étude de l’organisation sociale moderne de la vengeance me semble extrêmement intéressante.

Dans un paradigme de résistance, ou à minima d’indépendance, la notion de riposte à une agression et la capacité à organiser cette riposte me semblent intéressante.

À la réflexion, je me demande si les organisations de pétitions, de lutte juridique collectives, certaines ONG « activistes », ou le journalisme d’investigation ne sont pas des sortes d’organes d’un système de vengeance.

L’organisation de la vengeance me semble comparable aux autres organisation dont nous avons plus l’habitude : 
  • Organisation de la décision
  • Organisation financière (répartition des ressources & richesses)
  • Organisation de l’assistance (assurance & répartition des risques)

Comme il peut y avoir plusieurs organisations de la décision (totalitaire, démocratique etc...) il peut y avoir plusieurs organisations de la vengeance. Plus ou moins (voir non) violente.

À y réfléchir, l’organisation de la vengeance peut aussi donner lieu à une organisation rituelle et symbolique pour reconstruire l’affect, retisser les liens sociaux ou les personnes. Exemple :
Le chacureil qui décide de brûler dans le feu de famille de noël ses feuilles officielles d’échec au permis moto.

La vengeance n’est pas seulement à prendre au sens d’agressions inter-personnelles. Elle peut aussi s’attaquer à des événements, à l’environnement, à un système. Et prend en charge une -réparation- à une agression.

mardi 15 mai 2018

Destruction de la démocratie par sa défense.

La démocratie est détruite par ceux qui cherchent a la défendre d’elle même.

Les élites se sacrifient à cette tâches, ils ne sont pas de mauvaise foi.

La notion de chercher à défendre qqn contre lui même est souvent très paternaliste et infantilisante. Donc détruit le principe même de souveraineté.

Pourtant, cette idée de défendre qqn contre lui même n’est pas nécessairement étouffante ou réductrice.
À la condition que celui qu’on défend contre lui-même nous sois supérieur. Soit notre maître.

Le problème de ces élites. C’est qu’elles ne sont pas dans un état d’esprit d’aide d’un supérieur. Mais d’aide d’un inférieur. Ça se voit dans le mépris du peuple par ces élites qui se jugent supérieur, et le peuple « idiot », « ignorant », bête et facilement manipulable.

Une position des élites cherchant à protéger la démocratie d’elle même pourrait être un poste de conseiller.
Donnant des éclairages mais n’ayant aucun pouvoir. (Voir même, moins de pouvoir que les autres)

Peut-être faudrait-il retirer le droit de vote aux élites (et aux journalistes et personnes médiatiques). Vu leur faible nombre, ça ne serait qu’une mesure symbolique, mais ça marquerai le coup symboliquement pour montrer la compensation nécessaire du surplus de pouvoir dont ils disposent.


——————


Il existe des mouvements libéraux pur contre l’ordo-libéralisme qui détermine les élites souveraines (la détermination de la compétence) par la richesse. Pas directement mais en introduisant des méthodes de sélection et d’éducation coûteuses.
-> Ils agissent beaucoup sur les entreprise et gouvernement par corruption et lobbying d’influence.
Et par « l’apparence », « l’esbroufe » )

Il existe des mouvements ordo-libéraux qui œuvre à la formation d’élites souveraines (non élues)
-> Ils agissent sur les institutions par « expertise » et « études »


Mais il existe aussi des mouvements démocratiques qui militent de plus en plus à répandre la culture démocratique dans le peuple.
-> Ils agissent sur la population par pédagogie.



Les lieux et moyens d’actions sont différents.

dimanche 13 mai 2018

Le mensonge du troc

Dans les sociétés traditionnelle, il ne peut pas et il n'y a pas de troc. Pourquoi ?

1 - Parce qu’il n’y a pas de propriété individuelle ( ni de l’outil de production, ni des biens )
Il y a une maison commune, tout le monde y apporte des choses et tout le monde y consomme des choses.
Il y a partage.

Le meilleur exemple de cette organisation, c’est la famille. Le foyer. Il n’y a pas de troc au seins d’une famille, on apporte des trucs dans le frigos et on les consomme.
Il y a organisation politique, les parents peuvent priver de dessert un enfant parce qu’il n’a pas fait ses devoirs… mais il n’y a pas de « troc »


2 - Les échanges doivent se faire de manière individuelle.
Dans le troc, on n’est plus entrain d’échanger de tribut en tribut, ou de groupe en groupe, où la notion politique, l'alliance est plus importante que l'échange de bien.

3 - Il faut que la valeur soit estimée individuellement, et non pas ritualisée.
Des cérémonie d’alliances politique, où ce qui est échangé est ritualisé par la tradition, c’est pas du troc.


Pour qu’il y ai du troc, il faut :
1 - qu’une société de marché existe.
Que l’activité économique ne soit pas mélangée à tous le reste de l’activité sociale.
C’est à dire, que quand on fait du commerce, on ne fait pas de la diplomatie, du groupe, de la religion…

2 - Propriété individuelle des biens

3 - que l’évaluation des biens soit permise et individualisée.

Bref, il faut une monnaie avant, pour qu’il y ai du troc.

Le troc en réalité, est une évolution du système monétaire. Il est arrivé après.

mardi 10 avril 2018

Utilisation des étapes de la vie en politique

Je me rends compte la plupart des idées j’ai aujourd’hui je développe aujourd’hui, je les ai eu avant mes 19 ans autour de 17 18 ans.
Je pense que psychologiquement, dans la formation même cerveau, nous développons pendant l’enfance des idées que nous poursuivons par la suite le reste de notre vie.

Je pense qu’une bonne organisation de notre société, devrait donner une place aux enfants, prenant en compte leurs capacités spécifiques.
On devrait donner aux enfants la capacité à développer leurs idées, pas vraiment à développer leur imagination car il ne s’agit pas de développer l’imagination pour plus tard, mais de donner aux enfants un environnement favorable à la génération d’un capital d’idées qui seront développés plus tard.
Le plus important c’est la génération d’idées pendant l’enfance. Pendant l’adolescence il faudrait donner les moyens de développer ses idées par des interactions avec l’environnement, par un guidage vers l’esprit critique, et surtout l’autocritique. Donc leur fournir un environnement leur permettant de développer des outils théoriques et pratiques, je veux dire par une expérience pour développer les idées sur le plan théorique et conceptuel.
Une fois devenu adulte, il faut permettre l’implication de ses idées dans le monde réel. Le mot important ici la réalisation de ses idées développées dans l’adolescence. Il s’agira d’une première confrontation au monde réel par l’application de ses propres idées, et des premiers retours de l’application ses idées, là pendant l’adolescence il s’agira de les développer sur le plan théorique et de façon guider. Le jeune adulte sera mon plus guider mais encadré par la responsabilité d’un mature.
L’étape suivante au-delà du jeune adulte sera la phase de maturité. Le mot important ici sera la responsabilité. Mais attention pas la responsabilité entendu dans le sens classique du chef d’entreprise, qui sont par essence des irresponsables, Notre société encourageons les responsabilités des dirigeants. Il s'agira d’une vraie responsabilité c’est-à-dire le devoir et la soumission à assumer les erreurs commises et à organiser le réparation. L’adulte mature devra donc prendre sous son aile de jeunes adultes, assumer leur erreur, en les laissant libre de commettre ses erreurs mais par son expérience avoir prévu des échecs potentiels et commencer à préparer la possibilité de les corriger. Et c’est très important en laissant les adultes je ne commettre ses erreurs, en particulier car il peut arriver que le mature je te trompe et qui n’arrive pas d’erreur. La faculté utiliser ici pour le mature et la prudence développé par l’expérience d’un monde connu, et la volonté de perpétuer un monde connu, la jeune adulte pour expérimenter des pistes nouvelles mettant en défaut l’expérience du mature. Il est important de séparer la fonction de prudence de la fonction d’expérimentation.
Nous pouvons éventuellement chercher une fonction après l’âge de la maturité. La question de l’utilité de la vieillesse est intéressante.
Je pense que dans l’idée que le cerveau continue sa plasticité à tout âge de la vie, la vieillesse par la grande capacité d’expérience pourrait permettre une analyse large et plus fine de la situation. L’habitude, voir la routine pourrait être contre-productive. Toutefois la connaissance du passé et donc le début de conscience de l’évolution historique des choses serait une fonction extrêmement intéressante. La fonction de la vieillesse serait donc d’inscrire le mouvement de la société dans une histoire. Effectuer une analyse historique de l’évolution de la société récente. Temps sur leur corps de métier sur la société elle-même.

Afin de réduire l’importance de la maturité vis-à-vis du jeune adulte, et permettre aux jeunes adultes d’expérimenter réellement ses idées, on pourrait déléguer à la vieillesse la capacité pédagogique, et non à la maturité. Car la pédagogie implique une hiérarchisation de l’individu, Et mettrait le mâture dans une position  non responsables mais paternaliste qui freinerait les capacités d’expérimentation d’un adulte. Je rappelle qu’un adulte est en capacité de décider, contrairement à un enfant (ou un adolescent).