samedi 29 décembre 2018

Le hasard fait tourner le monde

Statistiquement, sur 7 milliards de personnes, si tu prend des « acteur con » qui ne font que prendre des décisions au hasard, tu aura forcément quelques « success story » totalement incroyables, de succès inimaginables.

Les phénomènes sont hasardeux. Aucune intelligence n’est nécessaire pour produire cela.

Plus les choses sont injustes, plus notre esprit essaye d’invoquer une « puissance supérieure » pour rendre juste le phénomène. Comme pour celui qui survie à 5 accidents d’avion successifs : ça doit être un génie de la survie.


Le hasard implique autre chose :
Comme au casino : plus tu as d’argent, plus tu as de chances de gagner, car tu peux continuer plus longtemps.

Quelqu’un qui ne sait pas jouer au poker et joue au hasard, s’il a des milliards, gagnera forcément, même contre quelqu’un de super doué et intelligent, mais avec très peu d’argent. Ce dernier finira forcément ruiné.

Plus il y a de hasard dans le jeu, plus cet effet est marqué.
Car il y a forcément un moment où la malchance s’accumule, (même chose que pour les success Stories).
Celui qui survie et s’accapare la fortune de l’autre n’est pas le plus intelligent, mais simplement celui qui avait beaucoup plus d’argent.

Une banque (Ou un casino) sera toujours le gagnant, le hasard ne départagera que les très riches entre eux, tout les autres se feront plumer.
On appellera ça la jungle, un monde sans pitié et difficile... et on croira d’autant plus à l’intelligence de ceux qui survivent.
L’esprit humain ne supporte pas l’injustice.
L’esprit humain possède aussi une incroyable faculté au déni de réalité, et à inventer des histoires totalement fantastiques et plus agréable pour mieux supporter cette injustice.



Le mythe du rêve américain est un mensonge qui permet aux riches d’exploiter les pauvres par ce mécanisme :

Leur faire oublier que c’est uniquement le hasard et certainement pas le talent qui fait que tu réussi ou non, et le fait que les riches par leur capacité à absorber les échecs gagneront toujours, même face à l’intelligence.

mardi 18 décembre 2018

Informatisation de la vengeance


Les devoirs clanique consistaient souvent en une solidarité d’assistance et de vengeance.

Je trouve la dissociation du concept de solidarité en deux concept d’assistance et de vengeance très intéressante.
L’assistance a donné nos structures modernes d’assurance. À priori, il ne me semble pas exister de structures sociales bâties sur le concept de vengeance.

Cette idée est extrêmement subversive. Et je me demande si la suppression de la vengeance dans nos sociétés moderne, patente de la suppression de la violence, ne fait pas partit d’un système de domination.

Si la violence, comme la notion de vengeance, est humaine. Alors un système la régulant et l’organisant doit sembler, non « bénéfique », mais tout du moins -socialisant-
L’étude de l’organisation sociale moderne de la vengeance me semble extrêmement intéressante.

Dans un paradigme de résistance, ou à minima d’indépendance, la notion de riposte à une agression et la capacité à organiser cette riposte me semblent intéressante.

À la réflexion, je me demande si les organisations de pétitions, de lutte juridique collectives, certaines ONG « activistes », ou le journalisme d’investigation ne sont pas des sortes d’organes d’un système de vengeance.

L’organisation de la vengeance me semble comparable aux autres organisation dont nous avons plus l’habitude : 
  • Organisation de la décision
  • Organisation financière (répartition des ressources & richesses)
  • Organisation de l’assistance (assurance & répartition des risques)

Comme il peut y avoir plusieurs organisations de la décision (totalitaire, démocratique etc...) il peut y avoir plusieurs organisations de la vengeance. Plus ou moins (voir non) violente.

À y réfléchir, l’organisation de la vengeance peut aussi donner lieu à une organisation rituelle et symbolique pour reconstruire l’affect, retisser les liens sociaux ou les personnes. Exemple :
Le chacureil qui décide de brûler dans le feu de famille de noël ses feuilles officielles d’échec au permis moto.

La vengeance n’est pas seulement à prendre au sens d’agressions inter-personnelles. Elle peut aussi s’attaquer à des événements, à l’environnement, à un système. Et prend en charge une -réparation- à une agression.