samedi 18 avril 2015

Pensées obscure - 3

Nos corps ne sont pas fait pour vivre heureux.
Les millénaires d’évolutions ont filtré notre nature, de génération en génération, imprimant en nos corps, nos esprits et notre société les contraintes de la nature.
Ceci est notre héritage. Notre humanité.

Nos corps ont besoin d’efforts pour s’épanouir, nos esprits ont besoin d’épreuves pour se forger, notre société a besoin de défit à surmonter pour se souder.
Le confort est morbide, et mortifère par nature.

Comme les fleurs, nous avons besoin de fumier pour nous épanouir.
Cette contrainte peut venir de l’extérieur, et nous tenterons de fleurir dans la dureté d'un monde impitoyable.
Ou nous nous l’imposerons, et génèrerons par nous même des difficultés artificielles, notre propre merdier.
Celui qui, d’une manière ou d’une autre nous est si vital.
Qu’il soit naturel et imposé, ou artificiel et simulé… la réalité c’est que nous ne pouvons nous en passer.

Cette merde, inhérente à notre nature, que nous rejetons comme une atrocité, est une composante vitale à notre épanouissement.
C’est pourquoi nous la cherchons toujours. C’est pourquoi nous ne pouvons l’éviter.

Notre corps et notre esprit ont besoin de cette souffrance pour s’épanouir et fleurir. Que ce soit consciemment ou non, nous le savons.  À l’instar de ces enfants, élevés dans un monde aseptisé de toute violence, qui expérimenterons entre-eux la pire des cruautés… celle que les adultes la bouche pleins d’idéaux et de mensonges ont cherché à leur cacher.
C’est ainsi que le merdier se génère au seins même de l’idéal. La perversité nait de la pureté du rêve, par cette appel irrésistible de la réalité.

La dure réalité… Imprimée en nous, et qui s’impose contre notre volonté et nous soumet, par la force, à l’humilité.
Appel irrésistible car cette réalité est en réalité la seule à pouvoir nous combler.
Le rêve et l'imaginaire est un déni, nous servant à supporter -et aggraver- notre manque et notre souffrance.

Il est infantile de courir vers le rêve, de se réfugier dans le déni.
L’infantilisation de l’humanité étant bien le mal de notre siècle.

Devenir adulte, c'est arrêter de fuir la réalité.
C’est accepter de voir que le fumier n’est pas sale en lui même. Et possède sa propre beauté. Que la souffrance fait partit d’un ensemble indivisible. D’un tout, cohérent, qui ne peut être séparé sans être détruit, et que devons accepter en entier ou mourrir :
La vie elle-même.


mercredi 8 avril 2015

Règles sentimentales


Une première grande règles.

Personne ne ressent la même chose que l’autre dans une relation.
Les sentiments sont toujours différents. Ce sont dans les histoires que les amis ressentent la même choses, que les amoureux s’aiment pareillement.
Dans le monde réel, les sentiments de l’un sont toujours différent de ceux de l’autres.

Le corollaire, c’est que ne pas avoir les même sentiments, c’est plus que normal, il ne peut pas en être autrement.
Il est donc malsain en réalité de fuir les relations qui ne sont pas guidée par les mêmes sentiments, car ça reviens à fuir toutes les relations.


Une deuxième grande règle.

À l’instar du raisonnement rationnel juste, qui tire ses conclusion après les faits (et la recherche de la vérité objective)
Il existe un raisonnement émotionnel juste, qui tire ses décisions après (et d’après) les sentiments, (et l’introspection des ressentis)

La croyance nous fait inverser les deux mécanismes.
Elle nous fait placer nos conclusions théoriques et nos décisions émotionnelle avant, la recherche de la vérité objective et affective.
La recherche de la vérité devient alors une simple recherche des faits qui vont dans le sens de notre croyance.
Et l’introspection devient l’auto-endoctrinement sur nos décisions déjà prise.

Or on ne décide pas de nos sentiments. Nos sentiments sont là, point barre. Un sentiments est toujours dans le présent, jamais dans l’avenir ni dans le passé.
Nos comportements peuvent découler de l’accord subtils et pas toujours évident entre nos sentiments et ce que peuvent accepter les autres.
C’est sur ce choix de comportement que peut se porter une décision.
Mais on ne peut pas décider de ce que nous ressentons.
Toute décision concernant nos sentiments (et en particulier nos sentiments à venir) n’est qu'un mensonge que nous nous faisons à nous même.
Et nous conduire dans une erreur émotionnelle…
Erreur dont la gravité est renforcée par le fait qu’elles conduisent à des situations souvent stables.
(cf état émotionnels circulaires)
Alors que les émotions et sentiments sont toujours subtils et changeant.


Troisième règles

Un état émotionnel ne peut être naturellement stationnaire.
Les sentiments sont toujours un présent, par définition subtile, vivant, et changeant. Réactif par rapport à l’environnement.
Si nous nous trouvons dans un « état » stationnaire (heureux ou malheureux)  c’est qu’ils s’agit d’un cercle « vicieux » ou « vertueux »
Notre mal engendre un comportement qui engendre le même mal.

Mais un seul cercles ne peut pas être stable seul, car nos états émotionnels dépendent de nos interactions avec les autres.
À l’instar du jeu de go, nos cercles ne sont stables que s’ils forment une structure à plusieurs.
Ce qui nous fournis l’énergie, c’est ce qui nous pousse du mal ou du plaisir, au comportement.
Le cercle retours du comportement au mal ou au plaisir est entretenue par l’énergie de l’autre, donc par son propre cercle.