Une loi juste n’est pas une loi qui s’applique tout le temps.
ça, c’est une loi naturelle… ou divine.
Il est dangereux de prétendre, ou pire de croire, écrire des lois naturelles ou divine.
Une loi humaine est une loi qui doit être soumise en permanence au jugement humain, d’humain.
Ceux qui ont le devoir de la remettre en cause dans sa formulation, dans son application, ou dans la portée de sa condamnation.
Un législateur, un policier ou un juge ne doivent en aucun cas se soumettre à la loi.
Leur mission, leur rôle, est au contraire très exactement de s’assurer qu’elle ne soit pas systématique. Mais toujours soumise à un jugement humain, celui qu’ils ont le devoir d’apporter dans le processus.
Un législateur qui n’a jamais modifié une loi, un policier qui n’a jamais refusé de l'appliquer, un juge qui n’a jamais refusé de condamner un coupable, ne font pas leur travail, ils ne remplissent pas leur mission.
Naturellement, les rapports de pouvoir du législatif sur l’exécutif et le judiciaire pousse ces derniers à ce qu’ils abdiquent leur jugement humain, et obéissent comme de simples instruments mécaniques à ce que les premiers ont écrits. Ce n’est que dans l’intérêt des premiers, et c’est une abdication de leur pouvoir qui est ainsi exigée.
L’ordre naturel de la chaîne fait que l’origine du pouvoir est détenue par le législatif. Donc que l’attention et l’effort continu nécessaire de contre-pouvoir doit s'exercer de l'aval contre la source.
Dans une démocratie en bonne santé, où l’équilibre des pouvoirs est préservé, l’exécutif doit refuser d’appliquer certaines loi (au delà d’un simple signalement à l'intéressé), et le judiciaire doit refuser de condamner (autrement que symboliquement).
C’est par ce retour sur son pouvoir législatif que les deux autres pouvoirs apportent leur contribution à la Démocratie.
C’est leur mission et leur responsabilité citoyenne de le faire.