lundi 15 juin 2015

Droit des hommes


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D'ailleurs, la séduction n'est pas du harcèlement. Je ne sais plus qui en discutait ici au juste mais, non, "on" ne confond pas les deux.
C'est du harcèlement si la personne qui tente de séduire une autre personne décide que la personne qu'il/elle tente de séduire DOITlui donner une chance et insiste pour que celle-ci lui soit accordée. 



C'est moi qui en parlait. 
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Mmmm toi, tu ne confonds peut être pas les deux.
Mais combien de fois la ligne est rapidement franchie, pour qualifier de harcelleur un homme qui a déplu à une femme ?

Cette réclamation à une chance est légitime. Mais ça n'est pas à lui, individu dans un cas particulier, de la demander. C'est sur le plan social que nous devons agir pour (r-)établir ce droit.

La loi cadre évidement les échanges autorisés entre deux individus.
Mais dans le cadre de ce qu'il est autorisé de faire, il est vital de laisser un espace de liberté aux hommes, pour échouer dans leur séduction, sans être déconsidérés pour autant.
Je dirais même plus qu'un droit à échouer.

La question est quel espacer laisser aux hommes pour exister en tant qu'homme. Et en particulier pour permettre à leur envie de se manifester.

Je ne dis pas sous n'importe quelle forme bien sûr. La forme autorisée se discute.
Mais respecter les hommes, c'est déjà avant tout respecter leur droit à manifester leur envies.

• Considérer qu'ils ne devraient pas pouvoir le faire, c'est de la castration.
• Considérer que c'est aux femmes seules de décider de comment ils devraient pouvoir le faire, c'est de la domination.


Il est très dangereux d'assimiler le harcèlement au bon vouloir de la demoiselle.
Déplaire à une femme n'est pas du harcèlement. Et draguer une femme qui n'en a pas envie non plus.

Tant que les comportements restent dans le cadre de la loi et du respect réciproque, l'homme aussi à le droit d'être respecté.
L'envie de la femme n'a pas à être prioritaire. Penser le contraire EST sexiste.

Il y a un équilibre à préserver dans l'incompatibilité des envies. Et dans le respect des deux d'avoir ces envies et de pouvoir les manifester.


La question, très sérieuse, c'est quelle espace de liberté dans le déplaisir des femmes, est laissé aux hommes, pour leur permettre d'être des hommes respecté.


Il est tout aussi tyrannique d'interdire à une femme de manifester son non-désir, que d'interdir à un homme de manifester les siens. Du moins si on a un tant sois peu de neutralité. 
( Le problème étant que notre société nous pousse tous à considérer naturel d'être tyrannique à l'encontre des hommes… d'où le taux de suicide )

Autrefois, la galanterie cadrait les comportements autorisés des hommes à l'endroit des femmes.
Un cadre conventionné, pour manifester ses envies de façon convenable. 

C'était à l'avantage des femmes, mais les femmes avaient aussi en contrepartie leur devoir de politesse et de classe à l'endroit des hommes. Même devant les inopportuns.
Elles n'avaient pas le droit de refuser une compagnie, tant que l'homme respectait un certain nombre de règles. Même en étant "intéressé", et même déplaisant, il pouvait malgré tout rester convenable et respecté en tant qu'homme. 

Les femmes peuvent se plaindre de la perte de la galanterie… un incommensurable savoir-faire s'est aussi perdu parmi les femmes, pour chasser les non désirables sans les vexer et sans les déconsidérer pour autant.
En réalité pour respecter les hommes, même s'il ne leur plaisaient pas.


L'équilibre entre les sexes devrait permettre aux hommes de draguer les femmes, même si elles n'en ont pas envie. Du moins tant qu'ils restent convenables.
Le problème est bien là. Un droit ne se mesure pas au plaisir ou au bon vouloir de l'autre, mais précisément à l'autorisation d'agir, même si ça déplait à l'autre.
En réalité, ça va même plus loin, un droit se mesure précisément à l'autorisation d'agir, même si ça va à l'encontre des intérêts de l'autre.

Pour prendre un exemple de droit "féminin"… les femmes ont le DROIT de s'habiller en jupe, même si ça dérange, déplait, ou même met mal à l'aise les hommes en face.
C'est ça un droit.
ça n'est plus un droit si les femmes n'ont le "droit" de s'habiller en jupe "que si ça ne déplait pas"… pas même le vieil intégriste du fond sur son banc.
C'est un droit, la femme dans ce cas est autorisé à suivre ses envie, même s'ils vont à l'encontre des intérêts de confort du vieil intégriste.

Considérer que les hommes ont le droit de draguer les femmes. C'est considérer qu'ils ont le droit de le faire, même si ça met mal à l'aise, point.

Les hommes n'ont pas le devoir de mettre à l'aise les femmes.
Évidement, si le but est vraiment de les séduire, il vaudrait mieux qu'ils apprennent à les mettre à l'aise. Mais tout apprentissage nécessite une marge de liberté pour faire des erreurs.

Surtout qu'aucune femme n'est pareil et n'apprécient les même chose.
Le respect de l'autre ne se mesure pas à la considération que nous avons pour ceux que nous apprécions. Mais à ce que nous laissons à ceux que nous n'apprécions pas.

Après, la vraie question est de savoir précisément les comportements autorisés ou non.
Mais une fois ces comportements considérés, il est du devoir des femmes d'apprendre à prendre sur elles lorsque ça leur déplait, et à respecter ces droits.
Et d'apprendre au passage que ceux qui leur déplaisent ont malgré tout le droit d'exister, et même de tenter d'interagir avec elles.
Ou même de manifester leurs sentiments, même si c'est elles qui le leur ont suscité.


Après, peut être qu'on sortira un jour un "droit d'inspiration"… interdisant qui que ce soit de s'exprimer au sujet de sa "muse" sans son accord. Mais ça n'existe pas aujourd'hui. 

Dernier message d'amour

Ceci ne sera pas toujours le cas, mais je tiens à ce que tu saches que tu restes, à cette heure, celle qui porte en moi le plus d’affection, d’estime et d’amour véritable. De celui qui ne cessera avec les années, quand bien même il a dû renoncer à l’espoir.

Je sais qu’il ne t’es pas agréable d’entendre les sentiments que j’ai pour toi. Je sais le peu d’estime que tu portes aux sentiments d’un homme du seul fait qu’il n’est pas celui que tu as choisi.
Qu’en tant que sentiments véritables, ils ne se plient pas à ta volonté, échappent à ton contrôle, et ignorent tes décisions.
Je sais que tu ne peux tolérer cela, et que tu souhaite n’être entourée de gens qui ne ressentent que ce que tu as décidé.

Mais peut être ce rejet de l’estime est une des grandeurs et humilité que j’estime le plus en toi. Je ne pourrais estimer quelqu’un qui apprécierai qu’on l’estime.
Destin tragique de ce sentiment subtil qui ne pourra qu’être soumis à l’échec.

Je sais, ce que je ressens n’a rien de rationnel, de conventionné, de « respectable ».

Je ne sais que trop bien que, prise dans ton obsession pour un autre, et ne les percevant que comme des impertinences qui t’empêchait de t’obséder sur ton objet d’obsession, tu n’as jamais sût entendre et juger de leur noblesse véritable, pour elle même. Ni estimer la force que réclame d’assumer la faiblesse de la gentillesse, et ce devant le mépris et le rejet permanent d’une oreille qui ne sait les entendre et les apprécier, n’y voyant qu’une tare immonde et honteuse qui mérite le mépris.
Comme un insecte envahissant.
Une grande tristesse nait en moi, en vérité, à comprendre le gouffre de cauchemars et de solitude dans lequel tu choisi de vivre, pour estimer aussi mal la valeur de l’affection. N’y voyant qu’une faiblesse immature, alors qu’elle peut être aussi le fait d’un choix d’homme courageux. En particulier lorsque qu’il sait pertinemment qu’elle le conduira à la perte de tous ses espoirs, au rejet et à la souffrance.
Car cette gentillesse que tu méprises comme une tare, est une véritable Parole pour moi. Un idéal qui mérite qu’on lui sacrifie notre vie, pour la faire exister ne serait-ce qu’un instant en ce monde brutal.
De fait, tu l’as vécu. Et même si tu la méprise aujourd’hui, j’espère qu’elle t’as apporté assez pour que, lorsque la colère sera passé, tu puisses te souvenir de cette époque en te disant que, quand même, tu as vécu des trucs sympa.
Qu’au soir de ta vie tu te dise que, finalement, si je n’avais pas été gentil ces jours là… tu n’aurai rien vécu, et tu serai simplement resté seule.