jeudi 22 août 2013

Pensées obscures


Tenir des rôles.

Pour pouvoir utiliser une autre personne (homme ou femme), il est nécessaire d'entrer dans un rôle.
C'est ce qu'elles réclament.
Ce rôle n'est pas forcément celui qu'elles demandent. Mais celui qu'elles veulent la plupart du temps sans le demander, voir en demandant le contraire.
Car quelque part tout le monde sait quels sont les rôles devant lesquelles ils sont faibles.
MAIS il s'agit d'un rôle social. Pas intime.
Ou plus exactement, il y a un rôle accepté (social), et un rôle plus réel (intime).

Les deux sont des rôles.
C'est très mal vu par la société, d'être capable de jouer un rôle… précisément parce que c'est ce qui donne du pouvoir. Et aussi parce que c'est ce qui est réclamé.
C'est ce qui marche.

Quelqu'un de puissant est quelqu'un qui accepte de jouer ce rôle. De se plier, contre son intimité (et ça coûte) au rôle social réclamé.
Soyons clair, il ne s'agit pas de prendre le rôle qu'on souhaite. Mais de se plier à celui que l'autre souhaite.
Ce rôle social est celui où il faut présenter sa domination, et montrer que nous correspondons à un rôle avec des leviers utilisables… Qui correspondent à ce que l'autre possède.
Ou mieux à ceux qu'il aimerai posséder. Car c'est ce qu'il aura le plus de facilité à croire qu'il possède. Et la relation correspondra à ce qu'il aimerai être, et aux levier qu'il aimerai avoir. 

S'introduire à l'autre par le rôle social correspondant à la relation social qu'il désire. (pas forcément celle qu'il affiche, mais celle qui lui plairait d'avoir)
Ensuite, (c'est à dire après) tisser secrètement un lien pour essayer d'établir le rôle réel qui correspond à ce qu'il est réellement.
Et qui est bien souvent antinomique du rôle social désiré.

C'est puissant, mais il faut prendre conscience que la puissance c'est de l'instantané : du court terme.
Tisser ce rôle intime ne va pas plaire à l'autre. Car ce qu'il désir, c'est le rôle social… et ce qui est c'est le rôle intime.

Pouvoir jouer ces rôles, et créer une distance entre ces rôles et la personne intime que nous sommes, donc pouvoir changer de rôle, fait partit des compétences les plus importantes pour accéder au pouvoir.
C'est mal ? oui et non…
C'est mal vu. Mais le mal dépend de ce qu'on en fait, pas des moyens utilisés.


Ce qui est nécessaire, c'est de pouvoir changer de rôle relativement facilement… que ces rôles correspondent quand même à des facettes de notre personnalités (d'une part parce que c'est plus facile à tenir, d'autre part parce que ça se sent toujours… et qu'il est très malsain pour nous de tenir un rôle qu'on est pas quelque part)

Une personne, c'est un paradoxe.
C'est à dire la chose qui regroupes différentes logiques (les rôles/facettes) qui se tiennent logiquement indépendement,  tenue ensemble par quelque chose de totalement irrationnel => nous.
Cet ensemble, c'est le paradoxe, c'est la personne.

Pour conserver un équilibre entre ces rôles, et en rester maître, le Staïla est un excellent moyen de ne pas s'y perdre.
Conserver notre personne, comme étant le paradoxe liant et différentiant, entre ces rôles logiques (voir même presque mécaniques).


Utiliser la perversité.

Utiliser la perversité des autres, et non leur "qualités bénéfiques".
Les qualités bénéfiques ne servent qu'à tisser le rôle social.
La réalité, c'est qu'on utilise surtout l'autre dans la perversité qui se tisse dans le décalage entre son rôle social désiré, et la réalité de ses besoins intimes.

Exemple : une nana du forum, à la culture très "chaste", qui a besoin en réalité d'un démon qui la baise en la négligeant. => le rôle social c'est le "mariage", un époux respectueux etc… le rôle intime, c'est une dominée désirée par un démon.
La perversité de cette personne, c'est que ce qu'elle désir réellement, c'est être dominée et désirés… alors qu'elle rejette la sexualité.
Sa perversité, c'est cette volonté d'être désiré, d'avoir des rapports sexuel, et d'être dominée. Son rôle intime, c'est celui d'une victime face à un bourreau sans cœur. Son rôle social, c'est le "mariage parfait".

Ce qu'une personne peut nous apporter réellement, c'est dans le moyen de combler sa perversité.
En l'occurrence ici, ce qu'elle peut apporter à celui qui l'utilisera, c'est des rapports sexuels dominés.

Identifier la perversité de quelqu'un est donc essentiel. Et en réalité bien plus important que d'identifier ses qualités (qui ne seront que le rôle social). Et au moins autant que ses compétences ( qui seront les moyens qu'il utilisera pour entretenir la relation sociale. ) 


Penser à long terme.

Les utilisations rapide peuvent être intéressante… mais demandent beaucoup d'effort.
Les utilisations à long terme nécessitent une autre façon de penser.
Ce qui est décrit plus haut est utile pour développer sa puissance. 
Le pouvoir est composé de puissance…. ET d'un tissage de dépendance, sur le moyen terme… ET d'une capacité d'adaptation, d'une évolution aux évolutions de la personne, sur le plus long terme.

Le gros danger est que combler un besoin (même pervers), comble. justement.
Un autre gros danger, c'est que trop tisser une relation réelle en contradiction avec la relation sociale va clairement déplaire à la personne concernée. Qui voudra être autre chose.
Il y a deux mode de fonctionnement, le présent, accepté, qui doit combler des besoins réels. Et le futur pour lequel quelqu'un investit.