Le système que j’essaye de mettre en place marcherai, non parce qu’il est super efficace, mais parce que l’autre est un gachi monumental, et une décadence telle qu’il n’est vraiment pas difficile de créer mieux.
MAIS, ce système a besoin de s’amorcer avant de pouvoir « prouver » aux autres qu’il fonctionne, et ainsi attirer et accueillir des gens.
Le problème est que pour démarrer, il a besoin d’un certain nombre d’engagement (d’argent et de personnes qui s’y investissent)
OR ça signifie quelques part qu’il a besoin de « gogos » ou d’idéalistes, de « donateur » un peu aveugle.
Un peu comme les donateurs du Média.
Bien sûr il ne s’agit pas de chercher l’exploitation, en créant un mensonge. Ce qui serait fonder l’organisation dès le départ sur une corruption commerciale.
Comment trouver des personnes au départ, avant qu’il y ai la moindre preuve que ça marche, avant qu’il y ai le commencement d’une démonstration d’un espoir.
Je devrais fuir la « vente de rêve », mais présenter les choses comme une recherche, une expérimentation, qui aura des aléas, qui ne vise pas la perfection, mais l’expérimentation, et surtout qui cherche à « avancer ailleurs ».
Comme pas de preuves, et pas assez d’énergie et de puissance avant le démarrage, je ne peux pas faire découvrir aux gens à quel point le monde et l’organisation dans lequel on vit est merdique.
Ces personnes doivent avoir découverte ces choses par elles-même.
Le regroupement ne doit pas se concevoir autours de personnes qui vont bien, ou des illusionnés.
Mais autours des déçus, voir des détruits ou les désespérés.
Ce ne sont toutefois pas les personnes les plus énergiques, confiantes, disposant du plus de ressources.
Il est également probable que ces personnes portent en elle un paquet de toxicité, qu’elles ne soient pas « saine », puisqu’elles ont été contaminés par la toxicité du système s’écroulant.
Il s’agit de développer un environnement de soin de malades, et non un groupe d’entrepreneur enthousiastes, libre et pleins d’énergie.
La notion de soin (réciproque, de l’autre, de l’environnement), et l’écartement ou la fuite de la toxicité du système corrompu me semble intéressante.
Il s’agit de se présenter comme un groupe de recherche, (théorique et expérimental), travaillant à la compréhension et à la construction d’organisations humaines saines, stable et épanouissante. Dans un état d’esprit de soin réciproques vis à vis de la toxicité du système actuel, et de ses dérives liés à sa corruption, sa dégénérescence, son obsolescence, son in-efficience globale, son inhumanité, en nous préservant autant que faire se peut de son effondrement.
Il ne s’agit pas de lutter contre le système, mais de le laisser s’effondrer et d’adopter une logique parallèle : S’en extraire, bifurquer, prendre soin de nous-même réciproquement, et nous-reconstruire individuellement ET culturellement.
Bien entendu, il ne s’agit pas d’idéaliser la coupure, toute construction repose sur l’exploitation des ruines et des restes de l’environnement présent.