dimanche 4 décembre 2016

Paiement, récompense et cérémonial


Pour dresser un chien, nous lui demandons devant sa gamelle d’effectuer quelques exercices : donne la patte, couché etc… avant de lui donner à manger.
Ceci ancre dans le cerveau du chien l’idée que c’est parce qu’il nous obéit qu’il obtiens à manger.
En prenant moins les chiens pour des cons, je pense que l’idée est d’insister sur le fait que nous lui donnons à manger.

Appliqué à l’humain, je pense que l’idée du cérémonial avant une récompense est une idée intéressante pour fonder une société.
Notre société moderne, avec son paiement par virement, sans plus aucun cérémonial, fait perdre cette loyauté.
Contrairement aux cérémonials effectués pendant le moyen âge pour récompenser les chevaliers qui s’étaient bien battus. ( cérémonie, adoubement pour les écuyer etc… )

Mon idée n’est pas qu’il faudrait se servir de ce cérémonial pour endoctriner les humains dans un système qui les exploiterais, bien que je pense que cette technique serait assez puissante.
Mais je pense que l’extrême inverse est tout autant une erreur, en cela qu’elle fait oublier l’équivalence de l’échange. Et prive les employés de reconnaissances.

La récompense d’un salaire, ou le paiement (ultérieur) d’un échange (effectué avant) devrait donner lieu à un cérémonial.
( Attention toutefois, le paiement des bénéfices d’une action n’est pas une récompense provenant d’un échange, mais une simple redistribution de bénéfices à des propriétaires. )
Ce cérémonial a peut être été « oublié » afin de permettre aux riches (possédant le capital) d’oublier qu’ils étaient redevable aux travailleurs. Ou/et de le faire oublier aux travailleurs.

Il serait intéressant -et un véritable défit- de trouver le moyen d’informatiser la notion de cérémonial. Ou en tout cas de l’intégrer dans une société informatisée. ( peut-être serait-ce aussi le moyen d’y introduire un lien avec le monde réel. )

Il y a plusieurs éléments dans un cérémonial :

D’une part sa répétition, qui fondent dans l’inconscient des individus qui y participent (autant celui qui récompense, que celui qui reçois, que ceux qui y assistent) leur appartenance à la société. À une société commune.
En tant que tel, les cérémonials sont des élément primordiaux fondant une culture.

D’autre part, pour les humains, sa charge symbolique. Qui permet de faire passer un grand nombre de messages, tant émotionnels que matériels, voir en y introduisant même une dimension d’ordre spirituelle.
Ce mélange est intéressant.

Enfin, les cérémonials donnent lieu à une manifestation publique, une forme de communion avec un groupe de personnes. Le cérémonial en lui même peut ne pas être public, mais peut donner lieux à l’attribution d’un objet symbolique (ex : médaille) qui sera une manifestation publique (ainsi qu’un rappel) du cérémonial.


Note de wikipedia :
Le rite transforme alors que la cérémonie confirme.









dimanche 27 novembre 2016

mardi 22 novembre 2016

Respect du travail

Si nous ne sommes pas capable de respecter une machine qui effectue le travail d’une centaine de personnes, alors nous ne sommes pas capable de respecter le travail d’une personne.

Ces machines, nous devrions les chérire, les décorer. Leur offrir des fleurs.

Et leur offrir une retraite et des congés maladies.

jeudi 20 octobre 2016

IA et SI liberté et éthique

( Intelligence Artificielle et Système d'Information )

Ces outils vont prendre, et prennent déjà, un certain nombre de décisions.
La question est : comment intégrer la morale et des valeurs humaines dans ces décisions.
Question pratique : si une voiture conduit automatiquement, et qu'elle a le choix entre écraser un piéton et sauver les occupants, ou sauver le piéton et tuer les occupants. Quel choix doit prendre l'IA ?
Avec les variations possible sur cette question :
S'il y a plusieurs piétons ?
Si un enfant est en jeux (piéton ou passager...)


Pour ma part, la seule réponse acceptable pour la société humaine, c'est d'intégrer le fait qu'il peut y avoir plusieurs morales, des valeurs différentes.
En particulier dans un monde de forte centralisation de pouvoir non-démocratique, où les décisions morales peuvent être imposée au utilisateurs par les constructeurs.

Au delà de cette question de centralisation, je pense qu'un principe majeur doit être dégagé : la sacralisation de nos choix éthiques.

La séparation nette entre l'outil, qui ne doit prendre aucune décision d'ordre morale, et l'utilisateur, qui seul doit être maître, et responsable, des choix moraux qu'il a imposé a son outil.
Cette décision sur les valeurs morale doit rester de la responsabilité de l'utilisateur.

Principe : c'est à l'utilisateur de cadrer l'éthique des décisions de ses outils, et d'être responsable des conséquences de ces décisions.

Se dégage un autre statut.
Celui d'outil et celui de responsable, càd capable de décider des valeurs éthiques.

Certaines IA pourraient parvenir à un statut de responsable. Mais elles doivent être alors identifiée comme telle.

Une autre question se pose, c'est celle de la place du gouvernement et des lois dans ces décisions.

Je suis pour un principe de liberté-responsabilité citoyenne.
C'est à dire que l'utilisateur doit avoir la souveraineté de la décision de ne PAS respecter la loi.
Ceci rejoint l'action citoyenne et la protection des objecteurs de consciences vis-à-vis du pouvoir de l'état.

Principe : un utilisateur doit avoir la souveraineté de ses décisions vis à vis de la loi.

En d'autre termes, la loi non plus ne doit pas être imposée.
(Selon le principe que c'est aux états d'engager et de décider de leur moyen et de la forme de la lutte contre l'illégalité. Pas aux outils)


mercredi 12 octobre 2016

Suppression du loyer

Le loyer étant la forme d'exploitation moderne la plus développée :

Créer un système proposant un achat progressif d'un immeuble contre "loyer + intéret"
Sans engagement de durée.
L'intérêt paye l'intérêt d'emprunt, et est la seule perte financière (avec les charges)

Si la personne part avant, elle possède des parts de l'appartement (SAS) correspondant aux "loyer" qu'elle a payé.
Et qui seront "racheté" par les "loyer" suivants.

Dans un premier temps, ce système repose sur banque & assurance.
Remplacé à plus long terme par une caisse de solidarité / groupe particulier d'investissement.

Ce système permet de se passer du loyer, et de vivre dans son investissement.
Il nécessite par contre une sorte de prêt initial.
Qui pourrait être négocié globalement avec les banques.
(Comme un revendeur de prêt)


samedi 1 octobre 2016

Un grand mal

Citation d'un manga :

Ils ne se rendent compte de rien, ne disent ni ne pensent à rien.
Ils ne sont plus que des coquilles vides, condamnés à fondre comme neige au soleil.
Cette épidémie entraîne la mort d’innocents,
et pourtant cet agent pathogène ne pourra jamais être éradiqué.
C’est la maladie que l’on appelle sérénité,

une espèce de mort que les gens ont tant souhaitée.

mercredi 21 septembre 2016

Destruction du travail salarié


Certains pensent qu'un salaire universel ferait que les gens ne travailleraient plus.
L'idée est que seul la survie nous pousse à travailler.
C'est la question de la motivation.

Cet avis me semblait totalement abscons. Maintenant que je travail de façon salarié, je commence à le comprendre. Ou du moins à comprendre pourquoi certains peuvent le penser.
C'est une énorme erreur. Mais liée à une vision très partielle de la motivation.

Cette partialité est due au manque d'expérience de ceux qui ont toujours été salarié.
Cette forme de travail est une aliénation. Elle aboutit à une perte de sens dans nos vie. Ou plutôt, une perte de sens... à moins que le sens ne sois la soumission à l'intérêt de l'entreprise (donc des actionnaires) qui nous emploient.
Le sens du servage. 
Qui reste un sens puissant dans l'espèce humaine. (Ou bovine...)

Dans ces conditions, et précisément DANS ces conditions, la survie est effectivement la seule source de motivation suffisamment forte pour accepter durablement cette situation. (Perte de sens et exploitation)

J'entend par durablement, qu'une motivation ne peut se juger que dans les moments difficiles. Même malade, déprimé, fatigué, nous allons travailler : ça, c'est la conséquence d'une vraie motivation.
Or une vraie motivation, semblable, me semble -parfois- nécessaire à certains travaux. (Ou plutôt certaines choses nécessaires nécessitent une motivation aussi forte pour être accomplie)

Le travail SALARIÉ ne me semble effectivement possible qu'à cette condition de survie. Ou tout du moins sous la forme qu'on lui connait aujourd'hui.

Mais effectivement, le contexte actuel (notre culture actuelle), soutenue par l'idéologie dominante, pousse la majorité de la population a être maintenue dans un état de survie, suffisante pour être exploité.

Je ne pense pas que ce soit conscient, ni d'un côté ni de l'autre, mais sous-jascent à l'idée de ce salaire universel se trouve l'idée de l'arrêt de l'utilisation de la survie comme source de motivation pour l'exploitation des salariés.
C'est à dire, l'arrêt du servage. La fin de l'inculcation forcé dans une logique de servitude, comme seul sens possible pour le travail.

Idée déplaisante s'il en est pour les grand dominant : l'abolition de la servitude.

Je crois qu'on sous-estime l'importance de la perte de sens de nos vie introduit par le travail salarié.
Comme si le travail pour quelqu'un d'autre (qui ne nous est rien : l'actionnaire) faisait disparaitre peu à peu nos autres but. Par la ponction exercé sur notre énergie et notre temps quotidien occupé par cette routine du travail.

C'est dans cette situation de perte de sens que la solution universelle de survie aboutirait à l'arrêt du travail pour une grande majorité de personnes.

Suivrait une "récupération" plus ou moins longue (et c'est tout le problème) des dégât de l'aliénation salarié. Avant la mise devant la découverte de la perte de sens. (Qui était déjà perdu depuis longtemps, mais inconscient pour la plupart)

Deux écueils de taille :
Le premier, c'est la récupération. Les personnes réellement traumatisé par le travail salarié pourraient s'enfermer dans une fuite perpétuelle du travail. La guérison n'est probablement pas toujours possible.
Deuxième écueil : cette prise de conscience, violente, de la perte de sens de nos vie. Surtout sans conscience que ce sens était perdu depuis longtemps à cause du travail.

En surviendrait un malaise puissant qui en conduiraient beaucoup à la révolution ; au retour au travail salarié, connu, d'avant cette crise de conscience douloureuse.
La nature et nos instincts nous poussent toujours à -revenir- à une situation antérieure agréable. (Je n'ai pas faim... Puis j'ai faim, donc je bouge mon cul pour -revenir- à mon état d'avant)
Autre voie possible pour cet écueil, la religion et surtout les sectes en tout genre. Qui s'empareront de cette perte de sens pour "récupérer" l'exploitation des individus.
Et pour combler aussi un besoin de soumission qui semble faire une grande part de la nature humaine.
Sans compter que les "grands dominant" s'adapterons à ces évolutions culturelle et sociales pour conserver leur place de dominant, et "monterons" ces nouvelles "églises".

Surtout que les ONG sont déjà là, et déjà construite sur ce modèle d'exploitation.

La solution de survie du salaire universel ne peux donc pas s'appliquer sans un soutiens profond à cette quête de sens. 
Et un cadrage des débordements, en particulier dans le montage d'"entreprise", d'organisation, visant l'exploitation de cette perte de sens.

Si le but de ce cadrage vise l'épanouissement humain, et non le profit de certain, il implique un rétablissement préalable d'un service public qui sera en charge de ce cadrage et de ce soutiens individuel.
Donc d'un rétablissement de la culture du service public.

Un autre écueil, plus subtil, est lié à la motivation elle même. Certains travaux semble nécessiter une motivation puissante pour être accomplie. Sans "obligation de survie" nous risquons de voir se répandre l'abandon de poste, des les premières difficultés.
Je l'ai dis, l'organisation du travail, tel que nous la connaissons aujourd'hui, n'est pas adaptée à un travail "facultatif".
Tout notre savoir faire, notre culture, en terme d'organisation du travail, repose sur la nécessité de survie du travailleur pour "accepter" les tâches à faire, le conduire à les finir, accepter de se soumettre à un plan d'ensemble etc...
L'écueil est plus subtil, mais beaucoup plus puissant.
Il est nécessaire, préalablement, de repenser et de reconstruire toute notre culture de l'organisation du travail, en se basant sur le volontariat. Sans une nouvelle organisation du travail performante, l'efficacité économique, soutenue par le travail actuel, risque de chuter considérablement.
Or le principe du salaire universel -repose- sur l'efficacité économique globale.
En d'autre terme, on risque de scier la branche sur laquelle on s'assoit.

Il est nécessaire d'effectuer une transition sur l'organisation du travail elle-même. Et il s'agit d'un changement culturel, donc très long à mettre en place.
Toutefois, trouver et mettre en place une culture de la non-exploitation est précisément le but recherché par ce salaire universel.
Il s'agit d'un cercle. Cette culture semble nécessaire à la mise en pratique d'une solution sensé apporter cette culture...
Si le salaire universel est une solution de survie, il n'est pas vraiment une solution à la mise en place de cette culture.
Mais un des éléments qui doit se mettre en place en même temps que d'autres.

La question politique reste donc de déterminer -comment- mettre ces choses en place, progressivement.
La première étape me semblant être de trouver au moins les prémices d'une organisation du travail volontaire efficace.

Et une culture de l'héroïsme comme source de motivation importante et suffisante. Ou une culture de la réalisation de sois dans le travail accompli, de l'épanouissement dans le travail.

Le problème étant que ces points culturels nécessaires ont été dévoyés par les exploiteurs actuels.
L'aliénation n'est pas qu'individuelle, elle est aussi culturelle. Les valeurs importante sont dévoyés et sonnent comme des "pièges à con".
La ré-appropriation de ces valeurs en les sortant du cadre du travail salarié me semble un préalable nécessaire.