mardi 12 décembre 2006

Poème pour Clarisse

(Probablement dans les années 2006-7)

Je vais laisser le fil du temps pousser ma plume

qu'un instant mes mots naissent et consument.
Sans pensées, sans idées... réduisons ces volumes
inutiles, ce qu'on ressent n'a pas de temps


vider la tête,
étouffer ces assiettes

où l'on mange trop


notre pensée s'engrosse, se boulimise
nous perdons le fil de nos sentiments

à trop chercher celui du temps.


Et comme toujours notre esprit court.

il ne tiens pas en place, il y perdrai la face

Se laisserai t'il saisir ?

Cela nous ferrait-il vraiment plaisir ?


Tu veux savoir qui tu es ? Tu sais vouloir te retrouver ?

Oublis toi, oublis tout, c'est le chemin de la vérité.


Finalement, la folie n'est elle pas la raison ?

notre esprit y meure bien, dans ses algorithmes sans fond

Nous raisonnons, nous fonctionnons.

La raison, cette machine lisse et froide, sans hameçons

sans vie, sans âme, où s'accrocher, où se blesser... où se tromper, où saigner.

Je me trompe, je m'accroche, tu me blesse, mais je suis vivant.

Et pour rien au monde je ne voudrai effacer ces blessures du temps.

Rien n'est doux si on ne peut saigner,

la douceur se détache rarement de la sensibilité


Je vis, tu es présente à côté de moi

C'est ce que je ressens. tête vidé. Rien que ça, pour l'instant.

C'est chaud et doux, sorte de paix de brume, de coton.

Légèrement nostalgique de temps qui n'existaient pas, et qui n'existeront plus.

Embrumé de nos souvenirs d'avenir, j'y revis mon passé.

Mais je l'ai oublié.


Présente à côté de moi, tu es absente, loin de moi.

Sinon je ne t'écrirais pas.

T'écrire, c'est me mentir un peu.

Mensonges de moi-même.

Mes songes de toi t'aime,

m'amènent à la douceur amère des illusions

Ma douce ame-sœur de désillusion.

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