vendredi 28 juillet 2017

Pensées obscures - 4

On fout tous sa vie en l’air, d’une façon ou d’une autre.
Nous le savons tous, et nous savons tous comment.
Mais nous essayons tous de le cacher aux autres, et même de faire de cette tare une vertu. Voir une religion.
Mais je pense que nous savons tous ce qu’il en est réellement.

C’est quelque chose de profond. Un comportement que nous ne pouvons contrôler, auquel nous ne pouvons résister longtemps.
C’est une grandeur noire et profonde, une force qui côtoie nos instincts les plus primaires, de destruction.
Mais une force sourde, subtile, emprunte de notre vie dans toute sa longueur. 
Dans toute notre histoire personnelle. Ce que n'est pas un simple instinct, une simple pulsion.
C’est une de ces choses les plus intimes qui soient.

Rares, ou faibles sont ceux qui ne le cachent pas.
Encore plus rares sont ceux qui l’assument et l’épousent.
« Nous menons tous une double vie, au moins dans nos têtes. »

Quelque part, c’est une Paroles les plus puissante. De celle qui conditionne, déforme, et définie nos vies.
Oui, plus que toute autre chose, nous sommes définis par la façon dont nous foutons nos vies en l’air.

On ne connait vraiment quelqu’un que lorsqu’on sait comment.
Et on l’aime quand on le laisse faire, et qu’on ne le lui dit pas…

Parce que nous savons qu’il le sait déjà.

jeudi 20 juillet 2017

Rationnement & argent


Le problème principal de notre organisation économique est que notre seul critère de rationnement des ressources est l'argent.
Or ce système ne peut être juste que si une répartition à peu près égalitaire des richesses est organisée.
Un exemple de pensée peut être utilisé pour cela : la réduction de la consommation de la viande.
Si on ne fait qu'en augmenter le prix, même de façon importante, les riches en consommeront toujours beaucoup, et les pauvres plus du tout, alors que la volonté initiale est de rationner raisonnablement chacun.
S'appuyer sur un prix élevé (obtenue par taxe, ou >idée< fixation de prix minimum sans profit pour l'état >idée< ) n'est pas susceptible de fournir un rationnement efficace, et n'aboutis Qu'à un renforcement des privilèges accordé par l'argent.
(C'est ainsi que les taxes sur les biens bénéficient aux riches)
Ce serait juste si tout le monde gagnait/possédaient à peu près les mêmes sommes. (De 1 à 20 par exemple)
Ainsi la consommation de viande représenterai un choix stratégique de chacun, manifestant ses priorités et ses goûts propres comparé à d'autres conforts.

Un système qui augmenterai progressivement le prix au fur et à mesure de la consommation-client rendrait un peu plus équitable ce type de rationnement.
Mais serait impraticable, pas tant à cause de la complexité du système d'information nécessaire pour l'individualisation de la consommation, que pour éviter le marché noir. Donc la revente à d'autre de la viande achetée moins cher. (Pratiqué aussi en cas de taxe / fixation des prix)

Notes que ce mécanisme de prix croissant serait relativement efficace en terme de répartition des richesses, mais correspondrais en terme éthique à la revente de droit personnels, ce qui se discute sur le concept, et sur la pratique rend totalement inefficace la raison d'être initiale du rationnement, qui n'est plus effectuée.

Le rationnement de bien non-immédiatement consommable se heurtera toujours à ce problème.
( par exemple, un titre de transport en commun est immédiatement consommé... ce qui permet le rationnement par carte subventionnés )

Le problème posé est en réalité la superposition de deux systèmes de rationnement. L'argent et le système proposé. La fluidité de l'argent posera toujours son alternative à un système de rationnement non fluide, sur les biens "liquides" (qui peuvent être échangés)

Le problème posé est donc celui d'un système de rationnement non fluide de biens liquides, en concurrence de l'argent.
Je penses qu'une culture extra-terrestre pourrais développer un autre système de rationnement que le système monétaire. Peut être n'assistons nous avec la sois disante omniprésence de l'argent dans l'Histoire qu'à une élimination concurrentielle des autres systèmes de rationnement que l'humanité a pu penser. (Le vainqueur imposant des normes et sa culture)

Les gaulois n'utilisant pas la monnaie, à l'origine, et ayant visiblement un rapport à la richesse très différente de notre conception actuelle, seraient peut être une piste archéologiques intéressante pour trouver d'autres organisations économiques de rationnements.

Bref... aussi complexe soit-elle, la répartition des richesses me semble plus facile à résoudre que le problème soulevé d'un rationnement utilisable en concurrence de l'argent.

Quelque part, je cherche peut être à résoudre la quadrature du cercle, en cherchant à développer un système de rationnement ne reposant pas sur le pouvoir arbitraire de l'autorité. (Pourtant l'argent semble y parvenir)

Bien qu'après tout, le mécanisme de l'argent ne pourrait lui-même exister, et s'effondrerai, sans une régulation très lourde de ses fonctionnements ( interdiction de copie, règles d'émission... )


Je tiens une piste avec mon système de "monnaie-cœur", ou c'est la création qui est courante et l'échange limité.
Elle semble efficace pour la mesure et la manifestation de valeur subjectives.

Une autre technique de rationnement est celle du vote. Qui semble efficace pour les prises de décision de type démocratique ( sans être une condition ni nécessaire, ni suffisante, de la démocratie, seulement un de ses outils pratiques )

L'argent est un vecteur et une mesure du pouvoir et de sa fluidité. Ma monnaie-cœur un vecteur et une manifestation de l'utilité publique et de sa subjectivité, le vote celui de l'opinion, et du pouvoir non-fluide (même s'il peut être délégué)
( et un tweet pour l'information ? )

Peut-être chaque outils est adapté à une nature d'échange.

Mais ça ne résous pas mon problème de rationnement de bien liquides.
Je pense que deux bien liquides pourront toujours s'échanger par troc, seul une intervention limitative autours du système d'information peut en réduire les effets. ( j'entends par système d'information dans ce cas, la difficulté à trouver des acheteurs/vendeur illicites, et la difficulté d'organisation ou de planification des échanges interdit par la lutte policière. )



mercredi 7 juin 2017

Un éclair est rapide…

Un éclair est rapide…
Mais dessiner fidèlement la subtilité de ses embranchements prend du temps.


( Pour décrire la transcription trop longue et lourde d’une de mes pensées pourtant fugitive ) 

mardi 6 juin 2017

Un marché se décrète

Un marché se décrète
19 mars, sur un forum

réponse à : 
« L’économie est l'aboutissement des échanges à une époque donnée, elle est toujours le fruit d'une offre et d'une demande. C'est ce qu'on appelle le marché.
Un marché ne se décrète pas, il est. »

C'est complètement faux. Un marché se décrète, et s'encadre sinon il ne pourrait pas exister.
Ce qui existe indépendamment d'une organisation, c'est les échanges entre les être humain. Mais pour faire un marché, il faut une organisation centralisée très forte et totalitaire, qui définie les biens qui feront ou non partit de ce marché.
ex :
Ha ? je n'ai pas le droit de vendre mon café sur le marché de la farine ? et pourquoi ça ? Les gens qui achètent de la farine ne seraient pas intéressé par le café ?
Et si je vend des golden (les pommes). Doit-je les vendre sur un marché des pommes, des goldens, des pomme bio ? Des légumes ? Ou des tomates après tout… (idem que pour le café)
Sans définition claire et stricte des biens échangés sur le marché, il n'y a pas de marché, juste un gloubi-boulga d'échanges (qui lui, existe sans organisation), et sur lequel aucun modèle ne peut vraiment s'appliquer.
OR pour définir clairement les biens échangés, il faut une législation forte qui oblige à déclarer ce que nous achetons et vendons. ( pourquoi je ne pourrais pas déclarer avoir vendu de la farine alors que c'est du café ? qu'est-ce qu'il en a à foutre le législateur… ET pourquoi mon "véhicule" à 5 roues et 17 portes ne pourrait pas s'appeler une "voiture" si j'ai envie de l'appeler voiture ? )
Tu me dira que le marché pourrait exister même s'il n'était pas légal ou visible… mais toutes les théories ne s'appliquent qu'aux marchés observables. De surcroit, on peut tromper sur la marchandise les acteurs eux-même. Leur vendre des paquets de farine… qui se retrouvent être du café une fois ouvert. ( si, c'est une pratique économique qui existe… )
Est-ce que ça ne fausserai pas les sacro-saintes règles du marché de considérer que sans organisation stricte, la notion même de marché n'existerai pas ?

Il faut aussi une législation stricte qui permet simplement la propriété sur le-dit bien. Une place sur une plage, c'est un marché ? … seulement si les flics arrivent pour m'en chasser en considérant qu'elle est "privé" et que je n'ai pas le droit de m'y installer. ça signifie quoi ? Que ce marché n'existe QUE parce qu'il y a un système derrière qui défini ce qui peut ou non être acheté. Si c'est pas du décret ça, c'est quoi ?
Sais tu qu'avant l'invention de la propriété privée il y a 200-300 ans environs, (ou car la propriété privé, c'est très récent, avant ça n'existait pas) les gens se servaient dans les rivières (eau, pèche…), dans les forêts pour se nourrir, dans les champs. Sans payer à personne. Les soldats se servaient chez les paysans, seulement parce qu'ils avaient des armes. Ce qui t'appartenait, c'était seulement ce que tu étais capable de défendre toi même. (si tu quittais ta maison et revenait des années plus tard… des gens se l'étaient accaparé et tant pis pour ta gueule) 
Les bandits piquaient aussi ce qu'ils pouvaient sur les chemins. C'était un fonctionnement économique pourtant. Il y a bien échange.
Et sans flic, si tu es un riche producteur de pomme et que je te pique des pomme dans ton champs pour me nourrir. C'est du marché aussi ? Ou c'est autre chose ? Quid de l'économie du vol ? À moins que tu considère que le vol n'a aucune influence économique…
Et si ledis-riche producteur de nourriture vient avec des soldats dans un village pour prendre aux gens tous leur bien en échange d'un kg de bouffe pour les nourrir (et il revient dans un an… c'est pour ça qu'il les nourrit ce qu'il faut avant de revenir) ? Il est où ton marché ici ? Pourtant, c'est une forme d'organisation économique aussi.

Autre argument. Il faut une monnaie centralisée et unique sur un marché. Aucun marché ne tolère qu'on accepte différentes devises sinon tout tes principes sont foutu en l'air. Il faut surtout une culture et une autorité qui sacralise le rituel achat-vente et élimine les autres formes d'échanges. Le principe du troc, ou des échanges différents, des dons et contre-don. Du système du crédit : je t'offre gratuitement mon aide ou mon bout de beafsteack maintenant, parce que j'en ai plein… et 5 mois plus tard, tu fais pareil parce que tout le monde fait comme ça, donc au final je m'y retrouve. Qui fut pourtant les premières formes d'échange entre les individus. Mais peut ont parlé alors de "marché" ? Non, je ne crois pas.
À la base et sans "décret", la notion même d'achat ou de vente n'existe pas. En as tu conscience ?
Tu sais, on colle un paquet de chose dans les têtes des apprentis-économistes, en leur faisant croire que ça coule de source alors que c'est extrêmement organisé.
Donc bien sûr que si, les marchés se décrètent. Il n'y a même pas grand chose qui se décrète plus qu'un marché.

En l'occurence, il n'a pas tord du tout. Le système économique des pays africains étaient bien plus différent que les système communiste et capitalistes. Qui étaient en fait grosso-modo les mêmes planifications du marché par des "chef" puissant, les uns ayant des bout de papier appeler "argent" les autres des bout de papier appelé "droits" leur donnant des mandats, mais la subtilité de la différence s'arrêtaient là.
OR nous n'avons théorisé que les systèmes économiques des pays développés, et beaucoup d'imbéciles ne voient pas qu'en cherchant à imposer ces modèles économiques théorisés, on détruit un bien commun de l'humanité considérables. C'est des organisations sociale et économique novatrices qui n'ont pas encore été modélisées, et qui pourraient apporter des concepts tout aussi intéressant que "l'argent" ou "l'achat - la vente" s'ils étaient sérieusement étudiés.
Donc si, ces modèles économiques concernent les pays "occidentaux" et derrière leur application sur les autres pays, on ne fait que cacher une colonisation qui les forces à changer de système économique, et de pratiques, pour leur imposer la nôtre.
D'ailleurs, c'est une absurdité qui prouve que l'économie n'est pas une science. En science, la théorie n'a pas besoin d'effort ou d'intervention pour s'appliquer. Il n'y a qu'en économie que les imbéciles considères qu'il faut faire de nombreux efforts pour que la modélisation puisse fonctionner… le premier scientifique venu avec un peu de sens commun en déduirait simplement que dans ce cas, c'est le modèle qui ne marche pas et qu'il faut jeter aux ordures.
Oui, il faudrait jeter au ordure toutes les théories économique… Si on souhaite les considérer comme de la science. Par contre, en tant que religion, là, c'est plus crédible de les conserver et de chercher à les appliquer. Car après tout, c'est la religion qui impose des pratiques et des rituels.
Mais qu'on les places dans les bonnes catégories au moins. ^^
Avec ce regard, il semble assez évident que les pays "en voie de développement" sont tout simplement converti à une religion économique. Et que nous empêchons le développement et la conceptualisation d'autres religions économiques (afin de mieux les convertir)