mercredi 26 mars 2014

Impôts en valeur


L’idée est basé sur une imposition de l’enrichissement, donc basé sur l’évaluation régulière de la valeur des possessions.
Plutôt qu’une imposition sur les échanges monétaires (ex : TVA), basé sur la valeur de la monnaie (donc très lié au pouvoir financier)

L’estimation chiffre la valeur due en prix courant. Cette valeur peut être payé en argent, libéré, en bien matériel, ou en travail.

Autrement dis : si vous vous enrichissez en construisant une maison, vous pouvez choisir (le choix c’est la démocratie) de payer en fournissant une part de votre maison à l’état.
Vous conserverez des droits de rachat prioritaire, si vous décidez de racheter les parts attribués à l’état.

L’état ne verra ses sous libéré que lors d’une vente, lors d’une location (il touchera sa part du loyer), lors du rachat par la personne de ses part… ou par redistribution d’une imposition sur l'enrichissement négative. ( L’état peut vous reverser des parts de votre maison si votre maison perd de la valeur. Compensant ainsi votre appauvrissement. )

Ce fonctionnement demande un gros travail de logistique. Mais ça reste un travail créateur de valeur, dans le sens où il fournira un service supérieur et permettra de faire des économies par rapport au fonctionnement habituel.

Les Aventages.
Ils sont nombreux :

Premièrement :
Une partie de l’économie de l’État ne dépend plus de sa monnaie, mais des valeurs réelles. 
ça fournis à l'état un pouvoir matériel important, déconnecté du monde de la finance.
Il pourra agir en utilisant directement les biens fournis. Par exemple garnir les cantines avec du lait payé en nature par un agriculteur local, pris directement sur sa production. Sans qu’il ai à passer par la vente de son lait, et l’état par le rachat du lait (qui vient d’on ne sait où), pour le fournir à la cantine (après être passé par le système bancaire).
C’est là que le travail de circuit court qu’impose la logistique d’un payement en bien peut être profitable.
L’état deviendra de fait une partie intégrante du fonctionnement économique local, sur la part qui lui reviens. Et se permettant de remplir les missions qu’il s’est donné sans dépendre des logiques commerciales de l’économie privée. (du prix des ventes privée)

Deuxièmement :
ça favorise la production de valeur, et non la vente. (qui ne produit aucune valeur en sois).
Un artisan pourra produire de la valeur en créant des bijoux, sans avoir la nécessité d’arriver à tous les vendre pour payer ses impôts. 
Les impôts ne pousseront plus à nécessité de la vente. (elle restera nécessaire si l’artisan veux s’acheter à bouffer. Mais ça n’est pas le payement de ses impôts qui le poussera à la nécessité de la vente)
ça permettra à l’artisan s’il le souhaite, de se constituer un stock de réserve, pour une grosse vente ultérieur planifiée à plus d’un an, donc de s’enrichir directement par son travail. (qui n’est pas d’être un vendeur. Il pourra toujours se payer un vendeur pour vendre la totalité de son stock d’un coup, quand il l’aura constitué. Ou décider d’arrêter de travailler quelque temps, tout en continuant le commerce de ce qu’il a produit par le passé, pris sur son stock. )
Je rappelle que la valeur de son stock est évalué régulièrement, pour mesurer son enrichissement réel. Et éventuellement restituée en partie par l’impôt négatif, pour amortir les appauvrissements.

Troisièmement :
ça permet de valoriser la valeur des objets, ou du travail, plutôt que la possessions liquide, ou la « vente » de ces objets.
Valorisant donc la constitution de stock de réserves, plus stable que de l’argent. Ou la réflexion sur la préservation de l’existant, la durée de vie des objets. Plutôt que leur « coût » immédiat.


Quatrièmement :
Étant un impôt sur l’enrichissement, ça coupe l’état de la préoccupation de la consommation. (vente/achat)
Il ne poussera plus à la consommation, mais à l’enrichissement des personnes (et des entreprises). 
Donc se souciera beaucoup plus de l’entretiens d’une valeur. Ou de l’enrichissement réel des individus.
Plutôt que de leur seule consommation / vente.
L’estimation régulière entretiens une logique de production de valeur, plutôt qu’une production d’argent.
La consommation ne sera plus défavorisée. Une entreprise n’a aucun intérêt à consommer sans produire plus derrière.
Seuls les individus peuvent vouloir consommer. Imposer la consommation des biens est une imposition stable, mais défavorise les individus au dépend des entreprises.
Les individus comme les entreprises par contre, s’enrichissent. Elles sont mise sur un pied d’égalité sur ce plan.


Cinquièmement :
ça permet aux personnes de vendre leur force de travail à l’état, plutôt que de lui donner de l’argent. 
Favorisant l’investissement personnel dans les activités sociales, permettant là aussi de ne pas avoir à « vendre » son travail d’abord (donc se faire embaucher), et fournissant à l’état une mains d’œuvre directe.
L’imposition de personnes sans revenus peut être envisagée. Le travail libre ou bénévole (donc qui ne vend rien) ne sera plus défavorisé par rapport au travail salarié. (qui consiste là aussi à la nécessité de vendre son travail, plutôt que de travailler directement pour son propre enrichissement.)
Ainsi, un maçon non salarié, (marié à une femme qui travaille et permet de garnir le frigo) travaillant à la construction de sa propre maison, pourra payer les impôts de son enrichissement personnel en construisant aussi une partie de l’école municipale.
Un fermier/agriculteur vivant en autonomie (mangeant directement ses productions, et agrandissant son cheptel) pourra aussi payer son enrichissement (s’il s’enrichis en valeur) en entretenant le jardin municipal.


Sixièmement :
ça permet de payer après un éventuel enrichissement.
Quelqu’un qui s’est enrichi en ne vendant pas, mais parce que sa maison a pris de la valeur, ou parce qu’il a décidé d’investir dans la construction de sa maison, pourra payer directement avec une partie de sa maison.
Donc redistribuer à l’état une partie de son enrichissement tel qu’il a été fait, APRÈS qu’il ai été constitué. Et non de prévoir avant de mettre une partie de ses sous de côté pour pouvoir payer ses impôts comptant.
Exiger des impôts « comptant » implique une obligation d’un travail supplémentaire, de transformation de leur bien/capacité de travail en argent. (ou de réserve d'argent)
Cette obligation de financiarisation est nuisible, surtout dans le sens où il ne s’agit pas forcément des compétences premières des individus.


mercredi 29 janvier 2014

Système d'émotion et dragons


La première étape vers la constitution d'une émotion collective est la conscientisation (modélisation?) d'une "entité émotionnelle collective". C'est à dire d'un groupe considéré comme une entité à part entière, possédant des émotions propres. (En gardant en tête 1: qu'un groupe n'est pas que la somme de ses parties, 2: que des propriété propre au groupe peuvent apparaître, comme la température d'un gaz, qui n'a pas de sens à l'échelle des particules.)
Cette entité émotionnelle collective me fait penser à la notion médiévale et psychanalytique de "dragon".
Les dragons, protégeant ou détruisant les villes étaient en réalité "l'esprit collectif fusionné" d'une armée, ou de tous les individus attaquant ou défendant une ville.
Comme une entité s'étant "emparée" d'eux, et agissant en sa puissance propre. Suivant un me nature de destruction pure (de type révolution française localisée) ou de défense, de protection, voir de construction...

Je pense que la première étape vers un système d'émotion efficace, ou du moins une des premières étapes essentielle, est la construction et la conscientisation de "dragons" dans les groupes, comme entité "survolant" les individus, à l'ombre toujours présente, et possédant leur propre émotion, tout en étant inter-influancés par les émotions individuelles.

C'est une hypothèse, mais dans l'objectif de ne pas trop "rationnaliser" l'émotion, peut être ces dragons devraient être considérés (respecté ?) lors de la conception comme des êtres vivants "informatique" à part entière. 
(Pas qu'informatique d'ailleurs, car contrairement aux sim's leur comportement, personnalités et réactions seront issu de la réalité physique, vécu par les individus réels, et non par une modélisation entièrement informatique)
Le but même de ce système d'émotion étant de faire sortir et préserver la "non rationalité", il me semble important de veiller à se méfier le plus possible de trop "rationnaliser" le comportement de ces "dragons".

Le concept est simple. L'idée est semblable à l'élaboration d'IA émotive comme pour les sim's, mais non pas connecté à des algorithme informatique, mais connecté directement aux individus (et à leur interaction réciproque avec le système d'émotion )

La mise en place d'une conscientisation et d'une interaction avec ces dragons, du fait de leur implication réelle, est quelque chose d'extrêmement sensible sur le plan éthique. "Faire du mal" ou "contraindre" un dragon reviens à faire du mal et contraindre des populations entières.
Plus ce système sera efficace, plus la mise en rapport avec le "dragon réel" du groupe sera efficace, plus la notion de respect de ces dragons doit être capitale !
Le gros écueil étant l'assimilation à un "jeu". La culture ambiante transformant les jeux de ce genre en "évacuation de pressions", voir de névroses des "joueurs" sur des "bouc émissaires" informatiques.

Les sociétés sont déjà trop souvent victimes des névroses ou de l'état émotionnel de leur décideurs. La constitution de ces système, s'ils sont efficaces, ne peut que renforcer ces risques. Le contrôle des pouvoirs et des responsabilités est un point encore plus sensible que sur celui des systèmes d'informations. 

Il est à tout point de vu vital que ce genre de modélisation offre des garantie de liberté, de libre arbitre, de décision et de contrôle du dragon lui même sur les individus qui le contrôle, ou ont potentiellement trop de pouvoir sur lui.
D'intégrer en même temps que sa modélisation et de ses capacités d'interaction avec les individus qui le compose, des capacités de libre arbitre et de prise de décisions autonome, en particulier sur son organisation interne, ou sur ce qui le concerne directement.

Symboliquement, s'occuper d'un dragon est autant s'occuper d'un dieu que d'un animal.




Émotion collective

Les systèmes d'information que je conçois sont basés sur l'idée d'améliorer l'intelligence collective.
En réfléchissant à la non-rationalité (complète) des "acteurs" dans l'économie.
(Et non seulement leur limite cognitive en information et prise de décision, limitant leur rationalité)
Je me suis dis qu'aucun modèle économique, de société, d'entreprise, n'était basée sur l'émotion.

À la notion d'intelligence collective s'associe aussi la notion d'émotion collective.
Un système d'information, justifié actuellement pour étendre la limite de rationalité des acteurs, devrait peut être aussi envisager de s'occuper de la gestion/entretien d'une émotion collective.

Bien entendue, et encore plus pour les éléments non rationnel, sont envisageable les concepts de transparence, de décision commune (et non dictatoriale), ou non totalitaire (des émotions différentes sont acceptées)
Le gros problème avec l'émotion est qu'elle a souvent servie à cacher une rationalité du dictateur, pour contrôler les masses.
Mais une émotion collective n'est pas nécessairement "obscurantiste", elle ne limite pas forcément la raison, ou la conscience des causes rationnelles. Elle n'est pas forcément non plus décidée par le pouvoir en place.
En réalité, les lacunes, reproches et réticences qu'on pose face aux émotions sont surtout liée à son contrôle conscient par une oligarchie au pouvoir, l'utilisant comme un moyen de domination.
Mais des émotions collective de libérations sont aussi apparue.
Des émotions collective de paix, ou de construction de merveille, ou de participation à une aventure sont aussi possible.
Seul la décision totalitaire, et obscurantiste de l'émotion collective est reprochée en réalité. Et non son existence, ni même ses autres qualités.
Raison de plus pour s'en préoccuper "politiquement", et revendiquer une décision participative, ou une autre organisation consciente de l'élaboration et de la gestion des émotions collectives.
La conscience n'est pas nécessairement limité aux raisonnements rationnels.
La conscience de nos émotions est aussi libératrice, et épanouissante.

Le modèle reste à établir, mais une gestion consciente des émotions collectives est très certainement possible, en respect d'une éthique et des "populations" concernées.



vendredi 17 janvier 2014

D'autres systèmes ?

Il existe des systèmes d’information… mais pas que d’information.

Des systèmes qui font changer le comportements des utilisateurs. => Systèmes d’actions, d’influence ?
Des système d’interaction ?
Des systèmes qui font vivre des expériences sensible… => Systèmes d’émotions.

L’idée est à creuser
Le système d’information est centré autours des tables en base de données. La conception est du Merise.
Les commerciaux, et la ou les stratégies commerciales constituent des systèmes d’influence.
La façon dont est organisé la structure du travail aussi est une forme de système d’influence.
Les réseaux sociaux sont des systèmes d’interaction… les questions des droits des uns sur les autres aussi…
Un point de vu artistique, ou une cohérence artistique, peut être des « préférences" utilisateur, est un système d’émotions, ou un système sensible ? => encore à creuser...

La différence entre un système d’influence et un système sensible est subtile, je pense que les systèmes d’émotions doivent gérer l’humanité ou s’adapter aux émotions, alors que le système d’influence vise (entre autre) à provoquer des émotions déterminées.


samedi 11 janvier 2014

Changer nos plaisirs

Contexte :
En buvant mon café pourtant bien sucré, mais que je ne trouvais pas assez sucré.
Contexte : je cherche à maigrir, et à manger plus équilibré.
Rappel : ces sensations, pas assez sucré, pas assez salée sont des habitudes alimentaire, non des "état" lié à une "nature" du goût.
Habitude qui changent très vite.

Pensée :
Le plaisir provenant du sucre est lié à l'assouvissement d'un présent... 
Pourtant on pourrait prendre plaisir à un café "pas trop sucré".
Sans sortir du présent du plaisir, sans tomber dans "l'investissement" pour l'avenir, on pourrait donner plus de relief temporel à notre plaisir instantané. Et apprécier l'évolution, l'apprentissage de notre corps, plutôt qu'un signal instantané. (Mais pourtant lié à une étendue temporelle inconsciente. Le manque qu'on ne veux pas revivre)

On pense toujours, et on prend plaisir à l'apprentissage de notre esprit.
Nous ne pensons pas à l'apprentissage de notre corps. L'apprentissage corporel.


mardi 7 janvier 2014

Rationnel ou humain ?

Être rationnel ou être humain, il faut choisir.

Je n'aime pas le mot irrationnel, c'est une négation, trop connoté négativement. Je lui préfère le terme "humain", qui lui est toujours favorablement interchangeable.


lundi 25 novembre 2013

Pensées obscures - 2

Parfois je me demande quel est mon but.
Plus je gagne en puissance, plus je comprend la nature humaine. À moins que ça ne soit l’inverse.

Et je me pose la question du monde meilleur que j’espérais amener par le passé. Que doit-il être ?
Doit-il tenter de changer la nature humaine ? Ou s’y adapter ?
N’est-ce pas une illusion que de vouloir un monde parfait, qui ne correspondrai pas à ce que l’humanité est ?
Une atrocité, bien supérieure en réalité à celle de notre noirceur, que de chercher à nous l'imposer ?

Quoi qu’on puisse dire, ce monde ci est adapté à la nature humaine. Il est humain. Aussi mauvais puisse t’il être.
Les puissants y règnent, les faibles leur cèdent de par leur propre volonté, leurs pouvoirs.
Ce monde est atroce, non par son injustice, mais par la complicité de chaque être humain que cette injustice implique.

Plus je deviens puissant, plus je comprends que ce monde est adapté à ce que l’humanité est profondément, intimement.
J’ai bien conscience en moi, de l’effet de cette perversion du pouvoir, que j’ai toujours cherché à fuir. Du changement de ma conscience.
Mais autrefois je pensais cette perversion égoïste, aveugle, perdue dans une quête sans fin. Aujourd’hui je comprend, au delà de mon égoïsme, que la nature humaine l’est profondément. Et que nous somme en réalité meilleurs quand nous le sommes.
Que les vrais perversions proviennent en réalité de ceux qui n’ont pas l’humilité d’accepter leur égoïsme.
Que le pouvoir peut ne pas être une quête sans fin, mais un plaisir, une nature, un être en harmonie… et quoi qu’on en dise, un besoin humain.

Les autres, mes proches, mes amis, mes amantes, m’ont fait comprendre petit à petit que le pouvoir est un cycle. Et non un flux tranché et rectiligne, du puissant sur le faible.
Qu’il s’agit en réalité d’un échange, d’un partage, aussi atroce puisse t’il être et sembler.
Un partage qui peut être imposé, mais un échange quand même. D’humain à humain. Il n’y a aucun plaisir et aucune recherche à dominer une chaise.
Le faible se soumet à la volonté du fort, oui mais il serait angélique de croire qu’il ne s’agit pas de sa volonté, de son choix. Et le fort est soumis à la puissance que le faible lui accorde. Il n’est rien d’autre que ce pouvoir qu’il lui transmet. Qu’il lui cède.
Il ne peut être autre chose que ce que le faible lui propose.
Si tu m’es utile, alors tu es important pour moi. Plus je t’utiliserai, plus je serai dépendant de toi. Aucune domination n’est possible sans dépendance.
L’esclave est le maître, celui qui dirige par sa propre volonté ce que le maître pourra et sera.
Et… la puissance par nature n’est pas. Est puissant celui qui le souhaite, celui qui se plie à ce que la puissance exige. 
Je le sais, car j’ai été impuissant longtemps... par orgueil. être puissant se décide, se choisi.

Dans un tel univers, que peut-être un monde meilleur ?
Doit-on supprimer les rapports de pouvoirs, alors qu’ils provoquent tant de plaisir de part et d’autre ?
Alors qu’ils sont réclamés par la population, ou par les femmes de sexe ou de cœur en chacun de nous qui souhaitent être dominées à la puissance virile, des hommes ou des femmes qui nous dominent ? réclamé par ceux qui souhaitent vivre cette domination, ou cette lutte ?
Pas tous, pas toutes, certes. Clichés, généralisations… rien d’humain n’est général ni déterminé, bien sûr. Mais je parle par exception.

Qu’en est il de cette quête de plaisir de ceux qui souhaitent un maître, un modèle, un guide, un puissant, un père… un dieu ? Pour s’y soumettre et se laisser bercer ?
Qu’en est-il de ceux qui se plaignent ou se battent ?
Ne sont ils pas humains ? N’est-ce pas humain ?

Cette nature humaine, doit-on l’éradiquer ? Peut-on l’éradiquer ?
Comment faire un monde meilleur, en acceptant cette part servile et dominatrice de la nature humaine ?
Aussi malsaine pouvons nous la juger ? D’ailleurs de quel droit pouvons nous la juger ?

En réalité... Comment faire un monde meilleur, et différent, en acceptant la nature humaine ?