lundi 18 juin 2012

paradoxes de la science

Tenter de tisser des liens est un des principes fondamentaux de la science.
Avant d'établir qu'il n'y a pas de lien de causalité, il a bien fallu l'envisager "sans preuve".

Aucune science n'est possible sans capacité à "sentir", à "imaginer" à "intuiter" des correspondances ou des liens qui n'ont absolument rien d'évident.

Après, effectivement, il faut pousser la chose plus loin pour respecter les principes scientifiques.
Il faut y ajouter une analyse rationnelle, des mesures objectives, et des expériences cherchant à mettre en défaut notre hypothèse de départ.

C'est les principes de la science, et j'y abonde !
Mais sans les considérer non plus comme absolus.

Car il y a un biais assez flagrant dans les principes de la science. C'est qu'elle ne peut porter son étude que sur ce qui est quantifiable et mesurable objectivement.
C'est tout de même une très grosse limitation. La science ne peut porter que sur une petite partie du monde.

On oblitère naturellement et beaucoup trop facilement toutes les choses non mesurables objectivement (donc avec un outil de mesure) comme si elles ne faisaient pas partit du monde.
Simplement parce qu'elle ne sont pas "mesurable".
Plutôt que d'avouer la réalité : la science n'est tout simplement pas capable (donc pas adaptée) à formuler les fonctionnements de ces choses.
C'est pas si grave, elle n'a pas à être absolue.

Il y a donc d'autres principes, d'autres "domaines" à développer, tout aussi noble que la science, plus aptes à se pencher et modéliser ces choses non mesurables. ( par exemple l'art pour les sentiments... )



J'ajoute aussi à cette partialité de la science que la pensée dite "rationnelle", au fonctionnement mathématique très formalisée, pour "belle" qu'elle soit, n'est qu'une manière de penser le monde parmi d'autres.

C'est "une" logique. Qui nous dis que c'est la seule ?
( comment penserait des extra-terrestres ? est-ce qu'ils utiliseraient la même "logique" que nous ? )

L'imaginer parfaite, (quelle preuve ?) me semble totalement subjectif pour le coup.
Et l'imaginer suffisante me semble vouloir signifier réduire la capacité mentale humaine à celle d'une machine.
C'est de fait extrêmement réducteur et contraignant.

Qui plus est la rationalité (en tout cas son hégémonie) est récente dans l'Histoire. Autrefois, on ne pensait pas les choses de façon rationnelle, et on est bien arrivé à sortir des cavernes, à bâtir des empires, des civilisations et des cultures sans ça.

Il me semble important d'entretenir d'autres formes de pensées.
Ne serait-ce que pour entretenir une "veille", si jamais la pensée rationnelle se casse la figure et aboutis à des monstruosités.
( Comme d'effacer une partie de la population parce que rationnellement, c'est le plus profitable pour le plus grand nombre  wink1.gif )


Comme exemple d'autre logique que la rationnelle, la logique "symbolique" ouvre d'aussi grande possibilités. 
Et est très "travaillé" dans l'étude des signes.

C'est un révélateur puissant qui permet par de petites choses insignifiantes de mettre à jour des tendances ou des courants profonds.
Elle provoque aussi des émotions fortes, et permet de structurer et d'ordonner les humains, et de rendre conjointe leur actions très efficacement vers un objectif commun.


C'est tout aussi intéressant que d'arriver à décrire la chute d'une pomme au cm près. 

jeudi 18 décembre 2008

Pourquoi tennons nous à ce point à nos rêves ?

(18 décembre 2008)
Pourquoi donnons nous une telle importance vitale à nos rêves ?
Peut être qu'à force de nous projeter constamment, nous ne vivons plus dans le présent (donc réellement) que lorsque nous dormons.
Nos rêves sont toujours dans le présent.

Comment peut on en être arrivé à un tel état de survie ?

Gloire et malédiction de l'espèce humaine

(18 décembre 2008)
La gloire et la malédiction de l'espèce humaine, C'est sa faculté à se projeter dans l'avenir.
Rien ne peut être construit sans cela. C'est la source de notre pouvoir sur le monde.
Mais transcender le temps nous éloigne de la nature même de la vie. et c'est notre malédiction pour avoir obtenu ce pouvoir.
Notre capacité à nous projeter dans l'avenir, le passé, ou même d'autres mondes par notre imagination, nous empêche de vivre notre vie.

Mais il existe un pouvoir à notre porté qui nous permet d'enrayer cette malédiction.
Un pouvoir que malheureusement nous ne cherchons à maîtriser que trop rarement par nous même. C'est le pouvoir de décider quand nous nous projetons, et quand nous vivons notre vie réellement.

Le problème, c'est que nos sociétés, ces entités que nous avons créé et qui nous dépassent, pour nous exploiter, ont besoin que nous leur cédions ce pouvoir. Et comme notre vie n'a que peut d'intérêt pour leur survie, seul nos réalisations et notre travail leur étant nécessaire, (ou notre consommation), elles nous poussent constamment à nous projeter.
Et de cette carence en vie que nous ressentons, elle en tire l'énergie qui nous fait travailler.
Bien sur, il serait immature de croire que nous pourrions vivre sans société. Mais il nous faudrait peut être réfléchir de temps à autre au pouvoir qu'il nous est réellement nécessaire de leur déléguer pour établir un équilibre en symbiose avec elles.

mercredi 17 décembre 2008

Réaliser sa vie

(17 décembre 2008)
En réalité, dans la vie, l'important, ça n'est pas de réaliser ses rêves, c'est de réaliser sa vie.
La réaliser, c'est la sentir, là, maintenant, et pour toujours.

samedi 13 décembre 2008

Partir rester et revenir

Partir ça serait pas agréable si on ne venait pas de quelque part…
Rester, ça n'est pas agréable s'il y a un ailleurs…
Et revenir, ça ne serait pas agréable si on n'avait pas de chez sois !

enfer et bonheur

(23 juillet 2005)
Remaniement d’une de mes grandes phrases : L’enfer, j’ai rien contre, c’est là qu’on apprend le bonheur.

vendredi 12 décembre 2008

Le bonheur

(12 décembre 2008)
Le bonheur, c'est comme au lit.
Si tu n'arrive pas à te faire plaisir, personne n'y arrivera pour toi.
Les autres, ils ne peuvent que t'aider.